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Vie de l'ATAA
20/01AG de l'ATAA à 19h à la SCAM

Disastrous subtitles on streaming platforms: who's to blame ?

Subtitling is certainly getting headlines as 2021 draws to a close. Following on from the Roma scandal, SquidGamegate is a fresh reminder of the vital nature of this form of translation and the often disastrous quality of subtitles on major platforms. Lost in translation: The global streaming boom is creating a severe translator shortage, according to the website restofworld.org. A survey by EGA – the trade association whose members are the world’s biggest localization companies – published by the prestigious website Businesswire shows that 61% of viewers encounter problems on a monthly basis with dubbed and subtitled programmes on streaming platforms. The Guardian for its part wants to know: Where have all the translators gone?

The EGA survey gives cause for concern. 65% of the 15,000 subscribers to the platforms surveyed stopped watching a programme at least once in the course of a year because of poor localization quality. And 30% are forced to stop watching every month. For an example of this quality problem, look no further than the Twitter thread created by the French union of authors and composers (SNAC) on the nonsensical French subtitles for TV series Y: The Last Man.

Reactions to these concerns vary considerably depending who one talks to. The localization industry says that poor subtitle quality is due to a shortage of translators, which forces companies to hire less qualified ones. According to the CEO of the infamous company Iyuno-SDI, which has been blacklisted by professional associations in several countries because of its rate-slashing practices, platforms will simply have to settle for below-par subtitles. So much for aiming high. Too much work and not enough translators, apparently – or, as Chris Fetner, EGA’s Managing Director and former Netflix executive creatively puts it, “the sponge can’t take any more water right now.”

Sous-titres désastreux des plateformes de streaming : la faute à qui ?

En cette fin d’année 2021, ce n’est pas peu dire que le sous-titrage fait parler de lui. Écho du scandale Roma, le Squidgate est venu rappeler le caractère essentiel de ce mode de traduction et la qualité souvent désastreuse des sous-titrages proposés par les grandes plateformes. Le site RestOfWorld.org s’inquiète, « Lost in translation : l’explosion du streaming génère une grave pénurie de traducteurs. » Le groupement professionnel EGA, qui rassemble les plus grosses sociétés de localisation du monde, publie une étude relayée par le prestigieux site Businesswire, montrant que 61 % des spectateurs rencontrent tous les mois des problèmes avec le doublage et le sous-titrage de programmes en streaming. Le Guardian n’est pas en reste et se demande, « Où sont passés les traducteurs ? »

Les mirages de la post-édition

Atterrée par les piètres sous-titres espagnols de la série à succès Squid Game diffusée sur Netflix, et rejointe en cela par l'Association internationale des traducteurs et interprètes professionnels, l'Association espagnole des traducteurs-adaptateurs de l'audiovisuel (ATRAE) fait une mise au point sur la post-édition, présentée comme le nouvel eldorado de la traduction. En adaptant le communiqué de l'ATRAE du 13 octobre, l'ATAA se joint à cette prise de position.

Le SquidGate donne l'occasion de démontrer toute l'absurdité et l'inefficacité de la traduction automatique (aujourd'hui appelée "artificielle") alliée à la post-édition. Comme l'Atrae, nous appelons les grandes plateformes audiovisuelles à se garder de cette pratique néfaste pour les spectateurs, pour les œuvres, et qui mine un secteur essentiel déjà très fragilisé.

En vitrine des plateformes, la recherche de qualité de l'adaptation et de traducteurs "talents" ; dans l'arrière-boutique, des machines qui ne comprennent pas, si gavées de data soient-elles, avec des auteurs qui doivent rattraper les pots cassés. Parlons clairement. Tout le marketing des vendeurs de traduction automatique ne pourra jamais masquer l'évidence : traduire, ce n'est pas traduire des mots, mais du sens. C'est là que le terme "intelligence artificielle" s'avère totalement usurpé, car aucune machine ne comprend ce qu'elle "traduit". L'opération est purement statistique, les algorithmes puisant dans d'immenses réservoirs de données pour aligner les mots selon leur probabilité d'occurrence dans un contexte donné. Et non seulement la machine ne comprend pas le texte, mais elle ne voit pas l'image. Il faut donc confier le résultat forcément raté à des humains seuls capables d'en faire des phrases intelligibles et sensibles. Or cette succession d'étapes décousues sera toujours moins réussie (d'aucuns diront "performante") qu'une véritable traduction.

En tant que traducteurs d'œuvres de l'esprit, nous-mêmes auteurs, nous nous devons de poser une question : pourquoi confier une œuvre, quelle qu'elle soit, à un algorithme de traduction dont l'inefficience impose une "post-édition" par un auteur professionnel ? La réponse est évidente : pour payer les "post-éditeurs", c'est-à-dire les traducteurs, deux, trois, cinq fois moins cher, tout simplement. Car "post-éditer" signifie en réalité réécrire.

Le tour de passe-passe ne s'arrête pas là. Les récents "progrès" de la traduction automatique ne sont dus qu'à l'augmentation de la puissance de calcul et de la quantité de données humainement produites aspirées pour nourrir les bases de données. Aucune ambiguïté, la machine ne comprend toujours rien. Cet accaparement des données pose une autre question, celle du droit d'auteur : que nous sachions, nous n'autorisons pas nos commanditaires à utiliser nos traductions pour alimenter un quelconque système d'intelligence artificielle. Il y a là un risque juridique réel.

Cerise sur le gâteau, ce choix de la traduction automatique au détriment de la considération envers les traducteurs et les spectateurs semble d'autant plus décalé qu'il s'accompagne d'une hausse du coût de l'abonnement Netflix. Des bénéfices accrus pour une baisse de qualité ?

Au vu du rôle indispensable de l'adaptation linguistique dans le développement et le succès des plateformes, celles-ci auraient tout intérêt à faire confiance aux talents humains des traducteurs et adaptateurs, qui sont vastes et variés et, contrairement aux logiciels, déjà tout à fait au point. C'est le seul moyen, pour les nouveaux grands acteurs de l'audiovisuel, d'offrir de la qualité.

Faute de quoi, cette course à la médiocrité sapera leur réputation, leur fera perdre des clients et des revenus, et précarisera encore un secteur hautement spécialisé, à la croisée de la technique et de l'artistique. Vision à court terme, échec à long terme.

Clients et spectateurs, nous vous encourageons à faire connaître, autant que vos coups de cœur pour les œuvres, vos coups de gueule devant les mauvaises traductions d'un contenu pour lequel vous payez religieusement chaque mois ; que ce soit de façon publique via les réseaux sociaux, ou en signalant directement le problème sur vos plateformes.


* Article du Guardian

Mesures d'aide pour les auteurs

Les artistes-auteurs ont été soumis à rude épreuve, ces dernières années.
Nos associations et syndicats professionnel.le.s ayant relayé inlassablement les problématiques rencontrées par notre profession en haut lieu, le gouvernement a mis en place diverses aides dont les auteurs bénéficient / ont bénéficié / vont bénéficier depuis 2019 et la transition AGESSA-URSSAF, le changement de taux de la CSG et la pandémie…

Parmi ces mesures, qui portent parfois des noms proches, il faut distinguer :

La mesure de soutien au pouvoir d’achat des artistes-auteurs

Versée au titre de l’année 2018 (en 2019) puis 2019 (en 2020 ou 2021) par l’AGESSA puis l’URSSAF, il fallait cocher une case sur le site de l’AGESSA et envoyer un RIB.

Elle est destinée à compenser la hausse de la CSG, qui n’était pas contrebalancée par une baisse de la cotisation chômage pour nous (contrairement aux salariés).

Le décret correspondant.

Coup de gueule et cri du cœur

Régulièrement, sur un groupe Facebook de traducteurs et traductrices de l'audiovisuel, on peut lire : "Mais que font les syndicats ?" "C'est à l'ATAA de faire bouger les choses !" "Faut faire ceci... y a qu'à faire cela..." "Faut que le SNAC s'empare du sujet !" Et régulièrement, mon sang ne fait qu'un tour.

Au risque de le répéter une millième fois : les organismes qui représentent les auteurs et autrices sont ce que ces mêmes auteurs et autrices en font ! S'il y avait plus d'engagement parmi les collègues, les associations et les syndicats mèneraient plus d'actions, arriveraient à mobiliser plus de monde, auraient plus d'impact et de poids face aux labos, aux clients, aux distributeurs...

Journalavril 2021

Formations
08/04Participation à la table ronde du colloque "Former aux métiers de la traduction aujourd'hui et demain" à Grenoble

Portraits de traducteurs : Elisabeth Fuchs

Suite de notre série de portraits de traducteurs, membres de l’ATAA.
La parole est à Elisabeth Fuchs !

Nom : Fuchs
Prénom : Elisabeth
En exercice depuis : 2006 (en traduction audiovisuelle depuis 2015)

Journalmars 2021

Formations
22/03Intervention en distanciel à l'université de Lille de 14 à 16h
Vie de l'ATAA
10/03CA de mars
Formations
10/03Intervention en distanciel à l'université de Strasbourg à 18 h

"Voices of Culture" : l'AVTE sélectionnée

AudioVisual Translators Europe (AVTE), la fédération européenne des associations de traducteurs audiovisuels, dont l’ATAA est membre, s’est portée candidate avec succès au dialogue organisé par la Commission européenne avec le secteur culturel. L’AVTE est l’une des 47 organisations de professionnels de la culture et de la création à avoir été retenues. Elle est aussi l’une des sept organisations du secteur audiovisuel et la seule fédération de traducteurs participant à ce dialogue.

Ce dialogue est structuré selon trois grands thèmes :

  • Revenus des artistes et des professionnels de la culture et de la création, statut des artistes
  • Mobilité des artistes et des autres professionnels de la culture et de la création
  • Liberté artistique et liberté d’expression

Organisé à la demande du Parlement européen, le dialogue “Voices of Culture” se déroule en trois étapes de mars à juin 2021, au cours desquelles chaque organisation participante doit répondre à un questionnaire portant sur ces trois thèmes (pour le 24 mars), participer à une réunion de réflexion (“brainstorming meeting”, 27-28 avril) et rédiger un rapport (“Brainstorming Report”) qui sera présenté à la Commission européenne lors d’une réunion de dialogue (29 juin).

L’AVTE y défendra les intérêts des traducteurs audiovisuels : rémunération juste, conditions de travail acceptables, protection contre l’exploitation par les prestataires multinationaux de localisation, défense de la liberté d’expression et de traduction, protection contre la censure.

L’AVTE défendra également les créateurs de l’audiovisuel et leurs œuvres, par la promotion d’une traduction de grande qualité comme vecteur indispensable de la diffusion des œuvres audiovisuelles au sein de l’Union européenne.

Voir aussi le communiqué en anglais sur le site de l’AVTE.

Covid-19 - un an

Pour l'anniversaire du premier confinement, l'ATAA fait le point sur la situation des traducteurs de l'audiovisuel. Un sondage en quelques questions pour prendre le pouls de la profession, après un an de crise sanitaire.

Chers confrères et consœurs,

Voilà un an que nos vies sont chamboulées. La crise sanitaire a exacerbé une crise sociale et économique bien en place et a eu des conséquences sur notre profession déjà instable et, pour beaucoup d’entre nous, précaire.

Il y a un peu moins d’un an, nous vous avons demandé quelles étaient les retombées immédiates de cette crise sur votre activité professionnelle. Aujourd’hui, avec un peu plus de recul, nous aimerions vous donner à nouveau la parole par le biais d’un bref questionnaire. Les données recueillies de façon anonyme serviront de base pour informer les pouvoirs publics de notre situation, il est donc important de le remplir avec soin.

D'avance merci et en espérant vous retrouver bientôt,

Le CA de l'ATAA

Les résultats de cette enquête anonyme seront publiés ici, comme l'avaient été ceux de la précédente enquête réalisée en mars dernier, à laquelle 283 traducteurs-trices de l'audiovisuel avaient répondu.

Pour la réouverture des cinémas ! L’ATAA avec la SRF

Nous, traductrices et traducteurs de l’audiovisuel, mettons notre créativité au service des œuvres, quel que soit leur canal de diffusion. Mais nous sommes profondément attachés à la salle de cinéma, espace primordial de diffusion des films.

Aujourd’hui, si les plateformes pètent la forme, l’état des salles est létal ! Les cinémas français sont fermés depuis plus de quatre mois, auxquels s’ajoutent les quatre mois du confinement du printemps 2020. Cette fermeture prolongée, actuellement sans calendrier de réouverture, met à mal les métiers du cinéma et la création audiovisuelle dans son ensemble.

La Société des réalisateurs de films (SRF) en fait la démonstration dans une tribune, Un jour sans fin . L’ATAA soutient la SRF dans cette démarche et demande avec elle la réouverture des 2 000 cinémas de France (près de 6 000 écrans) et le redémarrage complet de notre secteur culturel et artistique.

Discord Digest (mars 2021)

Le nouveau forum de l'ATAA

Pour accéder au salon Discord de l’ATAA, écrivez à info@ataa.fr. Vous recevrez alors un lien qui vous guidera à travers les étapes d’inscription. Attention ! Ce mail n’est valable que 24h. Si vous ne l’utilisez pas dans le temps imparti, il faudra en demander un autre.