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Portraits de traducteurs : Délia D’Ammassa

Suite de notre série de portraits de traducteurs, membres de l’ATAA.
La parole est à Délia D’Ammassa !

Nom : D’Ammassa
Prénom : Délia
En exercice depuis : 1999

Ton parcours

Après des études d’anglais à Paris et cinq ans passés en Irlande, où j’ai étudié puis travaillé dans plusieurs domaines, comme la restauration, l’interprétation, l’enseignement et le tourisme, je suis revenue en France avec l’idée de compléter ma maîtrise d’un « DESS », le Master 2 actuel.

J’ai été acceptée au concours d’entrée du DESS de traduction et adaptation cinématographique de Lille, en 1998-1999. À la fin de l’année, la fac a organisé un stage collectif d’une semaine chez Dune MK. Ensuite, j’ai eu la chance d’être appelée par le laboratoire VDM, à Courbevoie, dès le début de l’été 99 pour un CDI dans leur tout nouveau service de sous-titrage, qui ne comptait qu’un seul traducteur, à l’époque. Il m’a formée, puis je l’ai remplacé pendant ses premières vacances et ensuite, on a travaillé à deux puis très rapidement à trois pendant plusieurs années. Mais les plans sociaux se sont succédé et j’ai fini par faire partie de la dernière vague de licenciements massifs avant la restructuration et le déménagement de VDM à Issy-les-Moulineaux en 2005. Depuis ce temps-là, j’exerce en free-lance.

Portraits de traducteurs : Maï Boiron

Suite de notre série de portraits de traducteurs, membres de l’ATAA.
La parole est à Maï Boiron !

Nom : Boiron

Prénom : Maï
En exercice depuis : 1994 chez Titra – 2001 en adaptation freelance

Ton parcours

1988-1992 : licence de LEA à Nanterre

1992-1993 : une année à l’Université de San Francisco, département cinéma.
1994 : engagée en CDI chez Titra Film grâce à George Dutter.
2001 : temps partiel chez Titra – début de mon activité d’adaptatrice de sous-titres
Fin 2013 : démission de Titra
2014 : début de mon activité d’adaptatrice de doublage

Portraits de traducteurs : Amandine Joyaux

Suite de notre série de portraits de traducteurs, membres de l’ATAA.

La parole est à Amandine Joyaux !

Nom : Joyaux

Prénom : Amandine
En exercice depuis : 2009

Ton parcours

Après avoir fait la formation de Lille 3, je me suis retrouvée sur le marché du travail en 2008 avec le désir de travailler dans le doublage et j’ai commencé par faire un stage en production chez Dubbing Brothers. Cette expérience n’ayant pas été concluante, je me suis tournée vers la voice over en janvier 2009. En septembre 2009, j’ai été contactée par la société Audiophase pour laquelle j’ai doublé deux séries et quelques téléfilms, puis, en mars 2010, j’ai commencé à travailler chez Mediadub. Depuis, j’écris trois séries pour eux et je continue parallèlement à travailler chez Nice Fellow, de temps en temps pour Audiophase (mais leurs tarifs n’encouragent pas vraiment une collaboration régulière…) ainsi que Deluxe Productions depuis peu.

Portraits de traducteurs : Myriam Mounard-Tonarelli

Suite de notre série de portraits de traducteurs, membres de l’Ataa.
La parole est à Myriam Mounard-Tonarelli !

Nom : Mounard-Tonarelli
Prénom : Myriam
En exercice depuis : 2001

Ton parcours

Suite à une maîtrise de lettres modernes j’ai appris le métier sur le tas.

Ton premier bébé traductologique

Un Feux de l’amour, je crois.

Une prise de tête mémorable

Mes propositions de blagues ne faisaient pas rire la cliente et inversement.

Un regret

Aucun. Tout m’a servi, même mes erreurs.

Une fierté

Avoir pu transmettre des messages importants pour nous toutes et tous.

Une envie traductologique

Star Wars.

Une rencontre

Mon mari.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Je n’ai pas choisi ce métier. J’avais fait des études de lettres et de langues et on m’a proposé de le faire. Venue du monde des livres, je n’avais aucune idée de son existence. D’ailleurs, je ne l’ai jamais vraiment quitté, puisque je viens de publier mon premier roman, Requiem, que vous pouvez découvrir ici.

Ton regard sur la profession et son évolution

Préoccupé mais confiant. Beaucoup de personnes ne font rien pour la profession et laissent les autres agir à leur place. Mais peu d’entre nous résistent à la lucidité qu’offrent les années. La nécessité de s’engager finira par s’imposer.

Ton regard sur la « consommation » d’œuvres audiovisuelles

Se nourrir d’art est une bonne chose. Je dis bien d’art, et non de produits de l’industrie.
Un jour, je suis entrée chez une collègue de trente ans. Sur ses étagères, pas un livre, pas même un dictionnaire. A la place : des DVDs.
Nous devons être capables de conceptualiser notre pensée autrement que par des images et autrement que par des supports extérieurs. Les mots, qui ne dépendent d’aucun outil, sont le premier véhicule de la pensée, et donc de la raison, et donc du libre arbitre.

Un coup de gueule

Non. J’aborde les choses avec philosophie (dans mes bons jours).

C’est quoi un bon sous-titrage / doublage / voice over ?

Un bon sous-titrage / doublage / voice over c’est ce qui permet de réaliser le rêve de la Tour de Babel : édifier l’œuvre commune qui se joue de la barrière des langues et sert à nous réunir.

Pourquoi l’ATAA ?

Par défaut.

Un dernier mot

Je vous aime.

Si vous aussi vous souhaitez publier votre portrait, vous exprimer pour une fois avec vos mots à vous, dans votre style à vous, pour partager votre expérience, rien de plus facile : prenez votre plus belle plume pour répondre à ce questionnaire, joignez-y si vous le pouvez illustrations et visuels et envoyez le tout à blog |at| ataa.fr !

Portraits de traducteurs : Virginie Bagot-Day

Pour mettre en lumière nos métiers de l’ombre, nous inaugurons aujourd’hui un nouveau rendez-vous sur le blog : les portraits de traducteurs, membres de l’Ataa. La première à s’être prêtée à l’exercice est Virginie Bagot-Day, qu’elle en soit remerciée !

Nom : Bagot-Day
Prénom : Virginie
En exercice depuis : 1994

Ton parcours

J’ai débuté dans le sous-titrage en passant par la case repérage-simulation dans un gros labo. J’y suis restée 3 ans pour ensuite me lancer.

Ton premier bébé traductologique

Je crois que ma première adaptation était un mini documentaire sur Sharon Stone, j’étais fière, c’était pour Canal +. Ensuite, ma première série en solo, c’est Nip/Tuck. Lui, c’est vraiment mon bébé.

Une prise de tête mémorable

J’étais encore salariée, simulatrice. Un gros distributeur avait confié le sous-titrage d’un film, « une petite comédie » à une jeune traductrice. Nous avions fait la simu, tout le monde semblait satisfait. Et puis la « petite comédie » a fait un carton aux USA. Panique du distributeur : il demande à des traducteurs « chevronnés » de revoir les sous-titres de la traductrice et nous nous retrouvons tous dans mon bureau pour une deuxième simulation. Un cauchemar. J’ai fini en larmes, les traducteurs « chevronnés » cassaient sans cesse la jeune et moi au milieu, c’était terrible.

Un regret

J’ai commencé jeune, 22 ans, et je n’ai jamais su me vendre.

Une fierté

Les sous-titres d’un film à Cannes l’année où j’ai décidé de me lancer.

Une envie traductologique

Plus de films, je fais plutôt dans les séries. J’adore l’univers des ados, j’en ai deux à la maison ! Avec Journal d’une ado hors norme, je me régale, en collaboration avec Marie Legal-Manaï.

Une rencontre

Des rencontres, je dirais. Des instants magiques où l’on partage avec d’autres la joie de jouer avec les mots. Une journée de travail avec Ian Burley et Jean-Hughes Anglade.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

A 15 ans, j’allais voir tous les films que le cinéma de ma petite ville de province passait. Et j’adorais les langues. J’ai très vite eu envie de concilier le cinéma avec les langues. Et puis j’adore écrire, lire… je suis un rat de bibliothèque !

Ton regard sur la profession et son évolution

L’âge d’or est passé. Il y a 20 ans, il y avait un respect de notre travail. Aujourd’hui, on nous considère plus comme des robots, je pense.

Ton regard sur la « consommation » d’œuvres audiovisuelles

On consomme beaucoup d’images mais peu de gens font réellement attention à ceux qui travaillent dans l’ombre.

Un coup de gueule

La baisse des tarifs, la suppression des simulations dans les labos, les droits d’auteur qu’on ne touche pas toujours.

C’est quoi un bon sous-titrage / doublage / voice over ?

On a tous une vision différente des choses ; d’où l’importance des simulations ou du travail en équipe sur une série. Ce qu’il faut, c’est s’imprégner le plus possible de l’univers que l’on doit adapter, lâcher prise, être sérieux mais ne pas se prendre au sérieux. Ne pas hésiter à demander conseil à des pros pour le jargon. La clé, je pense, c’est de jubiler en travaillant. J’aime ce moment magique où l’on se dit : « Oui, c’est ça, bingo ! ». Et comme c’est toujours mieux de partager la joie que de la garder rien que pour soi, je le répète : la simu est très importante.

Pourquoi l’ATAA ?

Pour faire connaître notre métier, pour nous rassembler, même s’il y a beaucoup de jalousie entre nous.

Un dernier mot

Keep calm and translate.

Si vous aussi vous souhaitez publier votre portrait, vous exprimer pour une fois avec vos mots à vous, dans votre style à vous, pour partager votre expérience, rien de plus facile : prenez votre plus belle plume pour répondre à ce questionnaire, joignez-y si vous le pouvez illustrations et visuels et envoyez le tout à blog |at| ataa.fr !