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Le palmarès de la 2e édition du Prix de la traduction de documentaires télévisés

La deuxième édition du Prix de la traduction de documentaires télévisés s'est tenue jeudi 11 octobre 2018 dans la salle Brabant de la SCAM.

En présence d'une assemblée de traducteurs de l'audiovisuel, de représentants de laboratoires de postproduction et de chaînes, mais aussi de directeurs artistiques et de comédiens de doublage, l'ATAA a récompensé Christian Bloch pour sa traduction de Himmler, l'homme de la solution finale, réalisé par Vanessa Lapa, produit par RealWorks et diffusé sur Arte (version française : Hiventy). Ce documentaire s'articule autour de la correspondance privée et du journal d'Himmler, le tout illustré par des images d'archives.

Particularité de cette édition, le jury a salué également Dominique Kugler pour sa traduction de Tasmanie, le petit peuple des grottes, réalisé par Niall Doran et Justin Smith, produit par Bookend Trust/Pennicott Foundation et diffusé sur Arte (version française : Innervision), en lui remettant une Mention spéciale. Signalons que la version française de ce film présente un intérêt particulier car elle illustre bien la part d'adaptation que peut comporter une traduction audiovisuelle. Le jury a donc tenu à saluer aussi cette traduction qui avait remporté l'adhésion d'une partie de ses membres.

Bravo donc aux deux lauréats et rendez-vous prochainement pour une nouvelle édition de ce Prix !

Journaljuillet 2018

Vie de l'ATAA
26/07CA estival
Institutions
03/07Rencontre ATAA-Ficam

Journaljuin 2018

Télévision
26/06Réunion ATAA-ARTE à Strasbourg
Institutions
19/06Réunion ATAA-SACEM
Vie de l'ATAA
15/06CA de juin

2019, la désorganisation organisée

Retour sur les États Généraux du Livre

De retour des Etats généraux du livre (22 mai 2018)

Tout le monde était là, les directeurs de l’AFDAS, de l’Agessa-Maison des Artistes, de l’IRCEC, les représentants et membres d’un grand nombre d’associations et syndicats d’artistes et d’auteurs, emmenés par le Conseil Permanent des Ecrivains, organisateur de l’événement. Tout le monde, enfin, pas tout à fait. Il y avait bien des représentants du ministère de la Culture, fonctionnaires méritants, au sens noble du terme, et même un adjoint du bureau C1 du ministère de l’Economie et des Finances. Mais au fil des débats, il est devenu très clair qu’ils n’étaient que les rouages impuissants d’une puissante machine à désorganiser, dont le moteur se trouve ailleurs, dans les bureaux du Premier ministre et du président de la République, symboliquement représentés par des chaises vides.

Journalavril 2018

Institutions
27/04Réunion avec la DGT, l'ATLF et la SFT en vue de la préparation de la Journée Mondiale de la Traduction du 28 septembre.
Vie de l'ATAA
26/04Assemblée Générale à la SCAM
Vie de l'ATAA
26/04Participation à la table ronde "Enseignement de la traduction : perspectives croisées université-industrie" lors du colloque international Enseigner la traduction dans le contexte francophone
Vie de l'ATAA
25/04Réunion informelle entre auteurs de doublage et détecteurs.

Parlons détection

En mars 2014, l’ATAA a publié sur ce blog un article d’Yves Jeanne, détecteur. Il y faisait un constat sans appel sur la situation alarmante de la détection. Aujourd’hui, son bilan d’alors paraît presque prémonitoire, mais l’article ayant déjà 4 ans, il nous a paru temps de refaire un point. La situation a-t-elle évolué ? En bien ou en mal ? Quelles solutions peut-on envisager ?

A leurs débuts, les logiciels étaient réservés à quelques soaps, ou aux séries à faible budget. Mal conçus, ils n’étaient absolument pas faits pour une vraie détection.

Aujourd’hui, où en est-on ? L’informatisation a tout balayé sur son passage. On travaille systématiquement sur ordinateur et la détection traditionnelle à la main a totalement disparu. Même pour les programmes plus prestigieux, comme les films pour le cinéma.

On ne peut nier que cet essor s’est fait au détriment de plusieurs métiers, dont celui de calligraphe, qui a complètement disparu. Cependant, l’informatique a apporté un plus indéniable et grandement facilité le travail sur toute la chaîne. Débarrassés des contraintes physiques de la bande-rythmo, le détecteur, comme l’adaptateur, ont acquis une liberté très agréable.

Le logiciel a permis aussi une accélération du processus global de la détection/adaptation, notamment parce que les allers-retours de bandes-rythmos ont été remplacés par des échanges de mails. Autre exemple, le détecteur et l’adaptateur peuvent désormais travailler très facilement sur le même programme de manière simultanée.

Ceci n’est pas un exercice

Défi ? Exercice ? Ou destruction de valeur des œuvres et de nos métiers ?

La société Lylo, qui œuvre dans le domaine de la post-production audiovisuelle, cherche actuellement des adaptateurs de doublage pour les aider à relever un « défi » lancé par Netflix. La proposition reçue par quelques auteur(e)s se présente en ces termes (par amour de la VO, nous laissons les fautes) :

« Nous avons été contacté par Netflix pour participer a une sorte d’exercice qui consiste à leur fournir en un temps record une « adaptation » d’un telefilm de 90 min, en sachant qu’il nous fournisse une traduction française.

Alors tiens toi bien le temps record est 5 jours !! Tadam !

Donc notre idée pour relever le défi serait de repartir l’adaptation entre 3 auteurs en 3 jours et le 4ème jour de confier à un autre auteur de faire une relecture / harmonisation de l’ensemble et de finir la journée avec une simulation en présence d’un comédien ou DA. »

Arrêtons-nous sur cette formulation : « nous avons été contactés par Netflix pour participer à une sorte d’exercice qui consiste à leur fournir en un temps record une « adaptation » d’un téléfilm de 90 min ». L’exercice en question ressemble fort à une offre de contrat d’adaptation, en urgence de surcroît. Puis, on précise le délai : 5 jours pour adapter 90 minutes. Heureusement qu’on se cramponnait, en effet, sans quoi beaucoup seraient tombés de leur chaise. Rappelons que les organisations professionnelles recommandent pour l’écriture du doublage d’une fiction de 100 minutes un délai de 2 à 3 semaines. Mais qu’à cela ne tienne : chez Lylo, on n’a pas de délais professionnels, mais on a des idées : pour livrer le travail dans les temps, il suffit de saucissonner l’œuvre et de répartir le travail entre trois adaptateurs, puis de demander à un quatrième (plutôt qu’à un des trois premiers, histoire de faire une encore plus belle bouillie) d’harmoniser en une journée 90 minutes de vidéo. Malin ! Cependant, même avec ce découpage, le rythme de travail demandé n’est en rien réaliste, d’autant que cette société ne fournit pas de détection et que les adaptateurs devront également réaliser cette tâche, toujours en un temps record.

Rémunération des auteurs

Entretien avec Estelle Renard, membre du SNAC (groupement Doublage/Sous-Titrage) et de l’ATAA, secrétaire de la Fédération européenne des traducteurs de l’audiovisuel (AVTE), paru dans le Bulletin 132 du SNAC, de janvier 2018.

Les auteurs de Doublage/Sous-Titrage ont décidé d’une revalorisation de 5 % des rémunérations recommandées à compter du 1er janvier 2018. Le Snac a écrit aux laboratoires, aux chaînes de télévision et aux distributeurs pour les informer de cette évolution, en précisant qu’il n’y a pas eu de modification depuis 5 ans et que dans le même temps, les charges des auteurs ont augmenté de plus de 9 %.

Prix 2018 Cinéma Sous-titrage

Liste des films inéligibles

Liste des films inéligibles dans la catégorie sous-titrage pour les Prix Cinéma 2018 (sortis à partir de juillet 2016)

Canal+ bloque la répartition des droits d’auteurs

Vous l’aurez appris par voie de presse (« Quand Canal+ ne paie plus les créateurs » – L’Express – 22 mai 2017 ; « Canal Plus prêt au clash avec les professionnels de la création » – Les Échos – 23 mai 2017), le Groupe Canal+ a suspendu les paiements des droits d’auteurs depuis le 4e trimestre 2016. La filiale de Vivendi cherche 300 millions d’euros d’économies annuelles et veut renégocier les contrats à la baisse.