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Prix ATAA
04/105e édition du Prix de la traduction de documentaires télévisés à la SCAM

10e édition des Prix ATAA

Dans un parfait alignement d’étoiles, tous les ingrédients ont été réunis mardi 14 juin 2022 pour célébrer les 10 ans des prix ATAA !

Une salle comble, des discours enthousiasmants, une terrasse éclairée par la pleine lune et les lumières de la Défense, mais aussi de l’émotion… Celle des lauréats, celle aussi de tous les convives appelés à se lever successivement dans l’amphithéâtre de la Sacem : tous ceux et celles qui ont contribué à l’organisation ou aux jurys de l’ATAA, tous les lauréats des précédentes années, tous les studios de production et autres laboratoires… Une manière symbolique de mettre en lumière le rôle de chacun et l’importance de tous dans notre secteur d’activité et dans la vitalité de cet événement annuel devenu incontournable pour la profession.

Interview de Quentin Rambaud

Quentin Rambaud, lauréat 2021 et juré pour le prix en sous-titrage Cinéma 2023

En 2021, vous avez reçu le prix ATAA en sous-titrage Cinéma pour le film Yesterday. Qu’avez-vous ressenti ?

Cela a été une immense joie ! Et une grande fierté ! Initialement, les prix ATAA étaient peu connus et reconnus. Désormais, ils font parler d’eux : cette reconnaissance est amplement méritée pour la profession. Selon moi, les auteurs-adaptateurs méritent la même visibilité que de nombreux autres métiers – notamment les métiers techniques du cinéma – qui possèdent leurs propres récompenses. Par ailleurs, cela a été un bonheur double de recevoir ce prix pour un film que j'avais vraiment aimé traduire et dont l'univers m'était cher. Un grand merci à l’ATAA et au distributeur du film qui m'a offert des conditions de travail idéales !

Interview de David Auroux

David Auroux, juré Prix en sous-titrage séries 2022 et lauréat 2021

En 2012 et 2013, vous avez été juré pour le prix du sous-titrage cinéma. Parlez-nous de cette première expérience au sein d’un jury ATAA.

C'est une amie traductrice qui m'a proposé de rejoindre le jury parce qu'elle savait que j'allais beaucoup au cinéma. À l'époque, il n'y avait pas de rattrapage en DVD pour les jurés et il fallait voir les films en salle, au moment de leur sortie, en prenant des notes dans le noir pendant la projection ! J’ai accepté par curiosité. Au tout début, j’étais indulgent quand je voyais des erreurs dans les adaptations : je trouvais toujours des circonstances atténuantes, je ne voulais pas être trop sévère. Cependant, ce rôle m’a permis d’aiguiser mon œil, et de voir ce qui convient ou ce qui gêne dans le sous-titrage d'un film. Devenir juré offre l’opportunité de confronter les points de vue, de bénéficier de regards extérieurs et aide à prendre du recul. Surtout, nous devons développer nos arguments : impossible de se contenter d’un « j’aime » ou « je n’aime pas ». Toutes nos discussions sont très constructives. Être juré rend également plus critique sur notre propre travail. Cela nous inspire et donne des idées. Voir comment nos confrères et consœurs s’en sortent sur une formule compliquée enrichit notre savoir-faire.

Interview d'Ariane Carbonell

Ariane Carbonell est responsable des traductions (French Language Manager) à Netflix France

Cette année, vous êtes membre d’un jury pour les prix de l’ATAA. Qu’est-ce qui vous a décidé à participer ?

Des membres du comité directeur de l’ATAA m’avaient déjà sollicitée par le passé pour faire partie d’un jury, mais j’avais toujours refusé essentiellement par manque de temps. En effet, être juré demande une véritable implication ! Mais cette année, j’ai considéré que c’était le moment de contribuer à cet événement, car c’est un important coup de projecteur sur le métier d’adaptateur. Un métier méconnu du grand public, car invisible quand il est bien fait !
Jusqu’ici, j’assistais seulement à la cérémonie annuelle de remise des prix. Pour moi, c’est the place to be ! Cette cérémonie est devenue l'événement incontournable de la profession. Chaque année, il y a de plus en plus de participants : auteurs, diffuseurs, distributeurs… C’est l’opportunité de réunir les acteurs de la profession et de parler de la qualité des adaptations, des méthodes de travail des traducteurs, de leurs difficultés et évidemment de récompenser un travail de qualité. Aujourd’hui, je suis ravie de participer, d’autant plus que je suis la seule représentante d'un service de streaming à faire partie d'un jury ATAA. C’est une première !

Interview de Xavier Varaillon

Juré 2022 du prix en doublage Séries et lauréat 2021

Le jury de l’ATAA vous a décerné le prix en doublage pour une série d’horreur. Parlez-nous de ce genre cinématographique.

En 2011, l’adaptation de la série American horror story a été confiée à la société de doublage Dub’Club que je dirigeais avec mon ex-compagne Melody Dubos, également directrice artistique. À l’époque, le film d’horreur était un genre abandonné, faute de style. À l’exception de Scream, on trouvait surtout de nombreux navets comme Halloween 3 et 4. A sa sortie, American horror story a marqué un renouvellement du genre en déclinant le concept sous forme de série, avec une nouvelle histoire à chaque saison. L’attrait pour cette série et ce genre cinématographique a connu une renaissance. Un impact auquel on ne s’attendait pas.

Pour la saison 1, j’ai recherché un traducteur compétent à l’excellente réputation. J’avais entendu parler de Nicolas Mourguye et quand je l’ai contacté, il a tout de suite été partant. Il disait qu’il aurait tué pour avoir cette série ! Immédiatement, il y a eu une alchimie entre nous. Nous avons la même façon d’écrire et la même philosophie du métier : de ce point de vue, je le considère comme mon alter ego. American horror story a été notre première collaboration et depuis, nous continuons à travailler ensemble.

Après American horror story, j’ai été « abonné » aux séries d’horreur du moment. Avec Melody, nous avons notamment travaillé sur la série de l’Exorciste, Scream Queens et pléthore de séries d’horreur que nous confiait la Fox, un de nos importants clients.

Journalavril 2022

Vie de l'ATAA
21/043e CA de l'exercice 2022

Le printemps de la trad

C'était vrai hier, cela semble l'être d'autant plus aujourd'hui : les corps indépendants des métiers du doublage se livrent, tant bien que mal, à la défense de leurs conditions de travail et de leur rémunération. Les détecteur.ices ont enfin obtenu une augmentation, la concrétisation de la réflexion des directeur.ices artistiques et comédien.nes de doublage sur leurs propres tarifs est en cours et le Collectif Doublage avait déjà lancé la machine pour les auteur.ices travaillant avec Dubbing Brothers.

Maintenant, plusieurs questions se posent, dont celles-ci : peut-on/doit-on faire front en tant que profession des métiers de l'adaptation audiovisuelle et profiter de cette vague d’augmentation en demandant une revalorisation totale des budgets auprès des sociétés de post-production ? Et surtout, comment faire ?

Journalmars 2022

Vie de l'ATAA
25/032e CA de l'exercice 2022
Formations
16/03Intervention de l'ATAA auprès des étudiants du Master 2 de traduction audiovisuelle à l'ITIRI de Strasbourg
Formations
03/03Intervention de l'ATAA auprès des étudiantes du Master 2 MeLexTra à l'université Lille 3

Journalfévrier 2022

Vie de l'ATAA
11/021er CA de l'exercice 2022 avec élection du bureau
Institutions
02/02Réunion ATAA-Scam sur les Services de Médias Audiovisuels à la Demande

The Witcher - Season 2

Why?

Original French version of this article available here.

Disgruntled viewers took to Twitter to criticize the horrendous subtitles produced for Y, The Last Man. When a show’s subtitles are that pathetic, you notice it immediately and simply stop watching, or you turn on the English subtitles or you watch the show dubbed in French.

But the situation gets even worse when the subtitles are just plain bad, which is very often the case with video streaming platforms, because they almost manage to fool viewers. It seems like the English was more or less correctly interpreted, the French is basically correct, the sentences usually make sense, you can generally follow the story, but... everything else is missing.

As an example, let’s take a look at The Witcher, Netflix’s hit series that costs $10 million an episode.


The Witcher - Saison 2

Pourquoi ?

English version by Débora Blake available here.

Le sous-titrage catastrophique de la série Y, The Last Man a été récemment épinglé sur Twitter. Quand les sous-titres sont un tel charabia, pas de problème, on s'en aperçoit tout de suite et on arrête de regarder, ou on passe aux sous-titres anglais ou à la version française.

Mais plus traîtres sont les sous-titres tout simplement mauvais, majoritaires sur les plateformes de streaming, car ils tromperaient presque leur monde. L’anglais semble plus ou moins respecté, le français est vaguement correct, les phrases veulent (souvent) dire quelque chose, on suit à peu près l’histoire, mais... on rate tout le reste.

Démonstration par l’exemple, avec la série de Netflix à 10 millions de dollars l'épisode.


Pourquoi la traduction automatique, ça ne marche pas vraiment, et encore moins en audiovisuel ?

Petit billet d'humeur d'un être humain, qui aime le progrès et les nouvelles technologies, mais pas quand elles sont destructrices de valeur et d'humanité.

La traduction automatique repose sur un principe simpliste : un mot dans une langue a un équivalent direct dans une autre. C’est le degré zéro de la traduction. L’automatisation s’est améliorée quand elle a davantage pris la phrase comme unité de sens. Mais ça ne va pas plus loin. La machine réduit le langage humain à un langage informatique très binaire, vide de sens et d’émotions. En bref, elle dépouille les mots de leur humanité.