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AgendaÀ venir

Vie de l'ATAA
28/09Journée Mondiale de la Traduction : les Traducto'folies en collaboration avec la SFT et l'ATLF, à l'INALCO
Prix ATAA
17/103e édition du Prix de la traduction de documentaires télévisés à la SCAM

Interview de Léa Le Dimna

Nommée pour le prix ATAA de l’Adaptation d’un film en sous-titrage
non anglophone

Vous avez été nommée pour le prix ATAA de l’Adaptation d’un film en sous-titrage non anglophone. Que représente cette nomination pour vous ?

C’est incroyable d’avoir été nommée pour ce prix ! Je n’en revenais pas que mon travail ait pu être repéré ! En fait, je suis totalement autodidacte dans ce métier. Même sans avoir gagné le prix, cette nomination représente une reconnaissance inespérée de la part de la profession.

Au départ, ma vocation n’était pas de devenir traductrice et je ne me suis jamais sentie légitime. D’autant que j’ai conscience de la difficulté du métier... Mon parcours est avant tout une histoire de rencontres, car longtemps je me suis cherchée professionnellement. Si je suis adaptatrice aujourd’hui, c’est grâce à ceux – notamment des réalisateurs – qui m’ont fait confiance et offert des opportunités.

Journalavril 2019

Vie de l'ATAA
19/04Assemblée Générale aux Ateliers Varan, clôture de l'exercice 2018-2019
Institutions
19/04Réunion ATAA-SCAM
Vie de l'ATAA
16/04CA d'avril, clôture de l'exercice 2018-2019

Interview de Sofyane Rouis

Revenue & Client Services Manager pour Deluxe Media Paris

En tant que studio de doublage et de localisation audiovisuelle, pouvez-vous nous dire comment se passent en coulisses les négociations sur les tarifs d’adaptation ?

Il existe plusieurs configurations. Lorsque le programme est produit, traduit et localisé par le distributeur en direct, le coût de l’adaptation en français est budgété à l’avance. Dans ce cas de figure, on prête très généralement attention à l’ensemble des dépenses du projet. De plus, les distributeurs connaissent les prix pratiqués : les tarifs sont respectés et ne nécessitent pas d’être discutés.

Amazon Prime Video

Comme un air connu

Souvenez-vous : fin novembre 2018, Amazon Prime Video lançait une série comique franco-allemande, Deutsch-les-Landes, reposant pour beaucoup sur le ressort de l’incompréhension entre personnages francophones et germanophones. Problème : l’œuvre était proposée uniquement dans une version doublée intégrale qui rendait complètement inopérants les gags linguistiques. De nombreux médias avaient souligné l’absurdité de ce choix qui compromettait sérieusement l’intérêt de la série (voir par exemple l’article de Léo Moser, « Deutsch-les-Landes : Pourquoi la série française d'Amazon est un naufrage complet » sur le site des Inrockuptibles).

Filmmakers and translators unite!

Subtitling plays a crucial role in a film's international career. In recent years, the number of viewers watching subtitled films and series has increased tremendously with the development of streaming platforms. Yet the quality of subtitles seems to be increasingly overlooked. And, these days, everyone thinks they can write subtitles.

In 1976, the great screenwriter Ernest Lehmann told budding filmmakers at the American Film Institute: “Almost about everyone unconsciously feels he knows as much about writing as a writer. It would be unthinkable for a writer to tell a director how to direct or a producer how to produce or an actor how to act or a cinematographer how to light a scene. But it is not at all unthinkable for anyone to tell a writer how to write.”

Change “writer” and “write” to “translator” and “subtitle”, and the statement perfectly describes the situation of film/audiovisual translators and subtitling practices today. Indeed, everyone thinks they can write subtitles. They also think it doesn’t take too much time, that it’s cheap and should be ever cheaper, that anyone who has access to subtitling software can do it, and that translators are mere “service-providers”.

That is why we wish to make filmmakers around the world aware of the importance of having their films subtitled by professional translators who master languages and, above all, film language. We know that a film is the result of a long creative, financial and technical process. Because of this, we know that we have to be very careful about how our subtitles will look on the screen, big or small, that they should read well and fit into the picture and rhythm of the movie. In other words, professional translators know what they’re doing.

We are pleased that other people in the film industry acknowledge this. For example, Bruce Goldstein, founder of Rialto Pictures, a US distributor, went so far as to make an excellent short documentary, whose title – The Art of Subtitling – says it all. In it, he states: “Movie translations, those titles at the bottom of the screen, are rarely noticed. Unless they’re bad. And that’s how it should be. Good subtitles are designed to be inconspicuous. Almost invisible.”

We also believe that subtitles should be inconspicuous because they are part of film language, as long as they don’t interfere with it.

Outside its own linguistic area, a film doesn’t mean much to a foreign audience if it is not translated. But it must be subtitled in a way that allows foreign viewers to enjoy it as much as the audience who understands its original language(s). When they fail to do so, subtitles are noticed when they shouldn’t be, disrupting the viewers’ perception of the image, dialogue and sound.

A recent example – and an unfortunate one, given the film’s worldwide exposure – is provided by Alfonso Cuarón’s Roma in its English- and French-subtitled versions (and presumably in other languages). The Oscars for Best Foreign-Language and Best Cinematography (along with Best Directing) were awarded on the basis of the English-subtitled version. Not only does this version fall far below professional subtitling standards (see this article), but it doesn’t do justice to the stunning cinematography created by its director/DoP. And, from what we know so far, subtitled versions in other languages were translated from the English version, not from the original Spanish and Mixtec heard on the soundtrack.

Roma may currently be the best-known example of such a sorry state of affairs. But there have been numerous other examples in the past and, as professional translators, we feel that it should not happen again. Moreover, in the case of Roma, it shows that when filmmakers decide to become involved in the subtitling of their films, they need to be properly advised by professional subtitlers.

When colour grading or sound mixing is done on a film, its filmmaker certainly has a say in what result he or she wishes to achieve. But they work in close cooperation with professional colour graders and sound mixers who will guide them towards their goal. The same goes for subtitling, which is also part of film language.

Professional translators who master the “art of subtitling” have a feeling not just for the right translation, but for the right placement, shape and content of a subtitle. We do our creative best to write subtitles which blend into the fabric of a film. We are not “service-providers” – we serve only the films, their creators and the audience.

Filmmakers of the world, we stand with you and do our best to make your films and series accessible to audiences who speak languages other than those used in your works. We are now calling on you to stand with us so that we can continue to perform the creative task of translating your films.

Association des Traducteurs Adaptateurs de l’Audiovisuel (ATAA)

Audiovisual Translators Europe (AVTE)

Cinéastes et traducteurs ensemble

Le sous-titrage joue un rôle capital dans la carrière internationale d’un film. Ces dernières années, le nombre de spectateurs qui regardent des séries et des films en version sous-titrée a considérablement augmenté avec le développement des plateformes de streaming. Pourtant, la qualité des sous-titres paraît de plus en plus négligée. Et aujourd’hui, tout le monde croit savoir écrire des sous-titres.

En 1976, le grand scénariste américain Ernest Lehmann s’adressait ainsi à de futurs cinéastes à l’American Film Institute : « Inconsciemment, tout le monde ou presque croit savoir écrire un scénario aussi bien qu’un scénariste. Il serait impensable qu’un scénariste dise à un réalisateur comment réaliser, à un producteur comment produire, à un acteur comment jouer, ou à un chef opérateur comment éclairer une scène. Pourtant, il n’est pas impensable que le premier venu dise à un scénariste comment écrire un scénario. »

Il suffit de remplacer « scénariste » et « écrire » par « traducteur » et « sous-titrer » pour que ces mots décrivent à la perfection la situation des traducteurs audiovisuels et les pratiques de sous-titrage aujourd’hui. Car, en effet, tout le monde croit savoir écrire des sous-titres. Tout le monde croit aussi que cela se fait en un rien de temps, que cela ne coûte pas cher et devrait coûter encore moins cher, qu’il suffit d’avoir un logiciel de sous-titrage sous la main pour sous-titrer et que les traducteurs ne sont ni plus ni moins que des « prestataires de service. »

C’est pourquoi nous souhaitons alerter les cinéastes du monde entier sur l’importance de faire sous-titrer leurs films par des traducteurs professionnels qui maîtrisent non seulement les langues, mais surtout le langage du cinéma. Nous savons qu’un film est le fruit d’un long processus créatif, financier et technique. Par conséquent, nous savons qu’il est de notre devoir d’apporter le plus grand soin au fond et à la forme de nos sous-titres sur l’écran, grand ou petit, et que ceux-ci doivent bien se lire et se fondre dans l’image et le rythme du film. Autrement dit, les traducteurs professionnels savent ce qu’ils font.

Nous sommes heureux de voir que, dans le secteur du cinéma, d’autres que nous en ont conscience. Par exemple, Bruce Goldstein, fondateur la société de distribution américaine Rialto Pictures, a pris la peine de réaliser un excellent documentaire dont le titre résume tout : The Art of Subtitling, l’art du sous-titrage. « Les dialogues traduits d’un film, ces titres qui apparaissent au bas de l’image, se remarquent rarement. Sauf s’ils sont ratés. Et c’est bien normal. Un bon sous-titre est fait pour ne pas être remarqué. Pour être presque invisible », explique-t-il.

Nous pensons également que les sous-titres ne doivent pas se remarquer car ils font partie du langage du cinéma, tant qu’ils ne le brouillent pas.

Hors de sa zone linguistique d’origine, un film ne veut pas dire grand-chose pour des spectateurs étrangers s’il n’est pas traduit. Mais il doit être sous-titré de manière à ce que ces spectateurs l’apprécient autant que ceux qui en comprennent la ou les langues originales. Sinon, au lieu d’être invisibles, les sous-titres se remarquent et brouillent la perception de l’image, des dialogues et du son par les spectateurs.

Roma, d’Alfonso Cuarón, en offre un exemple récent, et malheureux, dans ses versions sous-titrées en anglais et en français (et probablement dans d’autres langues). Le film a été récompensé par les Oscars du meilleur film étranger et de la meilleure image (en plus de celui du meilleur réalisateur) sur la foi de la version sous-titrée en anglais. Mais cette version est loin de répondre aux usages professionnels (voir cet article) et ne rend pas justice aux images magnifiques qu’a créées son réalisateur/chef opérateur. En outre, d’après ce que nous savons actuellement, les versions sous-titrées dans d’autres langues l’ont été à partir des sous-titres anglais et non de l’espagnol et du mixtèque, langues originales du film.

Roma est actuellement l’exemple le plus connu d’une situation aussi déplorable. Mais il y en a eu bien d’autres dans le passé. Pour nous, traducteurs audiovisuels professionnels, pareille situation ne doit plus se reproduire. Le cas de Roma montre aussi que, lorsque les cinéastes choisissent de participer au sous-titrage de leurs films, ils doivent prendre conseil auprès de sous-titreurs professionnels.

Quand un film est étalonné ou mixé, son réalisateur ou sa réalisatrice a évidemment son mot à dire quant au résultat qu’il ou elle souhaite obtenir. Mais les cinéastes travaillent étroitement avec des étalonneurs et des mixeurs professionnels qui savent les guider pour obtenir ce qu’ils désirent. Il en va de même du sous-titrage, qui appartient au langage du cinéma.

Les traducteurs professionnels qui maîtrisent « l‘art du sous-titrage » savent trouver la bonne traduction. Ils savent aussi comment donner au sous-titre une forme et un contenu corrects et le placer au bon endroit. Nous effectuons un travail créatif pour écrire des sous-titres qui se fondent aussi bien que possible dans la trame du film. Nous ne sommes pas des « prestataires de service ». Nous sommes au service des films, de leurs créateurs et du public.

Cinéastes du monde entier, nous sommes à vos côtés et faisons de notre mieux pour que vos films soient compris par des spectateurs qui parlent d’autres langues que celles de vos œuvres. Aujourd’hui, nous vous appelons à nous soutenir afin que nous puissions continuer à réaliser ce travail créatif qu’est la traduction de vos films.


Association des Traducteurs Adaptateurs de l’Audiovisuel (ATAA)

Audiovisual Translators Europe (AVTE)

Traduction de documentaires pour Netflix

Un questionnaire à l'attention de tous les traducteurs de documentaires diffusés sur Netflix

L'arrivée de Netflix sur le marché de la traduction pour l'audiovisuel et les nouvelles pratiques qu'elle induit soulèvent un bon nombre de questions, entre autres concernant la gestion collective des droits, mais pas seulement. L'ATAA suit ces problèmes de près et nous avons besoin de faire le point sur ces évolutions.
Nous avons conçu, dans un premier temps, un questionnaire anonyme destiné à tous les auteurs de traductions-adaptations de films documentaires travaillant pour Netflix, qu'ils soient ou non membres de l'ATAA. Nous vous encourageons à le remplir rapidement, et à le faire suivre à vos collègues qui ne seraient pas adhérents de l'ATAA.

Vos réponses sont précieuses ! Nous vous tiendrons informés de la suite de nos actions à ce sujet.

Lien vers le formulaire.

Journalmars 2019

Vie de l'ATAA
19/03CA de mars

Interview Véronique Depondt

Céramiste des Trophées ATAA

Depuis 2018, vous concevez et réalisez les trophées ATAA. Pouvez-vous nous dire ce que représentent ces œuvres en céramique ?

Pour concevoir les trophées ATAA, j’ai pensé à un objet qui serait à la fois beau pour lui-même et chargé de sens. Un objet vertical comme un menhir, une stèle ou un bloc de pierre taillée, pour conserver la fonction première de trophée. Je suis aussi partie de l’idée d’une pierre gravée, en référence aux premières écritures. Les mots gravés sur ces céramiques proviennent du grec ancien et du chinois. Ces derniers ont été choisis pour leur belle graphie, tandis que les mots sélectionnés traduisent les valeurs défendues par l’association. Personnellement, j’y adhère complètement. C’est comme une évidence.

Interview d’Odile Manforti

Lauréate du Prix de l’Adaptation en sous-titrage d’un film anglophone
pour Cro Man

Lauréate avec Delphine Hussonnois du Prix de l’Adaptation en sous-titrage
d’une série télévisée pour Counterpart

Journalfévrier 2019

Vie de l'ATAA
19/02CA de février
International
10/02Réunion AVTE à Berlin, en marge de la Berlinale
Prix ATAA
01/028e édition des Prix ATAA (cinéma et séries / doublage et sous-titrage)

The English subtitles for ROMA

Whatever happened to "quality control"?

This coming Sunday, Alfonso Cuarón's movie Roma may well make history at the Academy Awards in Hollywood. With its ten nominations, it is poised to become the first-ever movie in a language other than English to take the Best Picture award. There is no denying that it is a magnificent movie, beautifully directed and with a touching central performance from Mexican actress Yalitza Aparicio. This is also the first time that the streaming giant Netflix has found itself in the Oscars spotlight to this extent, even though it merely picked up distribution rights to the film and played no active role in its production.