Blog

Journalavril 2018

Institutions
27/04Réunion avec la DGT, l'ATLF et la SFT en vue de la préparation de la Journée Mondiale de la Traduction du 28 septembre.
Vie de l'ATAA
26/04Assemblée Générale à la SCAM
Vie de l'ATAA
26/04Participation à la table ronde "Enseignement de la traduction : perspectives croisées université-industrie" lors du colloque international Enseigner la traduction dans le contexte francophone
Vie de l'ATAA
25/04Réunion informelle entre auteurs de doublage et détecteurs.

Parlons détection

En mars 2014, l’ATAA a publié sur ce blog un article d’Yves Jeanne, détecteur. Il y faisait un constat sans appel sur la situation alarmante de la détection. Aujourd’hui, son bilan d’alors paraît presque prémonitoire, mais l’article ayant déjà 4 ans, il nous a paru temps de refaire un point. La situation a-t-elle évolué ? En bien ou en mal ? Quelles solutions peut-on envisager ?

A leurs débuts, les logiciels étaient réservés à quelques soaps, ou aux séries à faible budget. Mal conçus, ils n’étaient absolument pas faits pour une vraie détection.

Aujourd’hui, où en est-on ? L’informatisation a tout balayé sur son passage. On travaille systématiquement sur ordinateur et la détection traditionnelle à la main a totalement disparu. Même pour les programmes plus prestigieux, comme les films pour le cinéma.

On ne peut nier que cet essor s’est fait au détriment de plusieurs métiers, dont celui de calligraphe, qui a complètement disparu. Cependant, l’informatique a apporté un plus indéniable et grandement facilité le travail sur toute la chaîne. Débarrassés des contraintes physiques de la bande-rythmo, le détecteur, comme l’adaptateur, ont acquis une liberté très agréable.

Le logiciel a permis aussi une accélération du processus global de la détection/adaptation, notamment parce que les allers-retours de bandes-rythmos ont été remplacés par des échanges de mails. Autre exemple, le détecteur et l’adaptateur peuvent désormais travailler très facilement sur le même programme de manière simultanée.

Ceci n’est pas un exercice

Défi ? Exercice ? Ou destruction de valeur des œuvres et de nos métiers ?

La société Lylo, qui œuvre dans le domaine de la post-production audiovisuelle, cherche actuellement des adaptateurs de doublage pour les aider à relever un « défi » lancé par Netflix. La proposition reçue par quelques auteur(e)s se présente en ces termes (par amour de la VO, nous laissons les fautes) :

« Nous avons été contacté par Netflix pour participer a une sorte d’exercice qui consiste à leur fournir en un temps record une « adaptation » d’un telefilm de 90 min, en sachant qu’il nous fournisse une traduction française.

Alors tiens toi bien le temps record est 5 jours !! Tadam !

Donc notre idée pour relever le défi serait de repartir l’adaptation entre 3 auteurs en 3 jours et le 4ème jour de confier à un autre auteur de faire une relecture / harmonisation de l’ensemble et de finir la journée avec une simulation en présence d’un comédien ou DA. »

Arrêtons-nous sur cette formulation : « nous avons été contactés par Netflix pour participer à une sorte d’exercice qui consiste à leur fournir en un temps record une « adaptation » d’un téléfilm de 90 min ». L’exercice en question ressemble fort à une offre de contrat d’adaptation, en urgence de surcroît. Puis, on précise le délai : 5 jours pour adapter 90 minutes. Heureusement qu’on se cramponnait, en effet, sans quoi beaucoup seraient tombés de leur chaise. Rappelons que les organisations professionnelles recommandent pour l’écriture du doublage d’une fiction de 100 minutes un délai de 2 à 3 semaines. Mais qu’à cela ne tienne : chez Lylo, on n’a pas de délais professionnels, mais on a des idées : pour livrer le travail dans les temps, il suffit de saucissonner l’œuvre et de répartir le travail entre trois adaptateurs, puis de demander à un quatrième (plutôt qu’à un des trois premiers, histoire de faire une encore plus belle bouillie) d’harmoniser en une journée 90 minutes de vidéo. Malin ! Cependant, même avec ce découpage, le rythme de travail demandé n’est en rien réaliste, d’autant que cette société ne fournit pas de détection et que les adaptateurs devront également réaliser cette tâche, toujours en un temps record.

Rémunération des auteurs

Entretien avec Estelle Renard, membre du SNAC (groupement Doublage/Sous-Titrage) et de l’ATAA, secrétaire de la Fédération européenne des traducteurs de l’audiovisuel (AVTE), paru dans le Bulletin 132 du SNAC, de janvier 2018.

Les auteurs de Doublage/Sous-Titrage ont décidé d’une revalorisation de 5 % des rémunérations recommandées à compter du 1er janvier 2018. Le Snac a écrit aux laboratoires, aux chaînes de télévision et aux distributeurs pour les informer de cette évolution, en précisant qu’il n’y a pas eu de modification depuis 5 ans et que dans le même temps, les charges des auteurs ont augmenté de plus de 9 %.

Prix 2018 Cinéma Sous-titrage

Liste des films inéligibles

Liste des films inéligibles dans la catégorie sous-titrage pour les Prix Cinéma 2018 (sortis à partir de juillet 2016)

Canal+ bloque la répartition des droits d’auteurs

Vous l’aurez appris par voie de presse (« Quand Canal+ ne paie plus les créateurs » – L’Express – 22 mai 2017 ; « Canal Plus prêt au clash avec les professionnels de la création » – Les Échos – 23 mai 2017), le Groupe Canal+ a suspendu les paiements des droits d’auteurs depuis le 4e trimestre 2016. La filiale de Vivendi cherche 300 millions d’euros d’économies annuelles et veut renégocier les contrats à la baisse.

Merci

Suite à leur élection au Conseil d’administration, nous avons le plaisir de souhaiter la bienvenue à Simona Florescu et Isabelle Miller.

Un grand Merci à Céline Bellini, Antonia Hall, Mariette Kelley, Sabine de Andria et Carole Remy, qui ne seront plus au CA mais vont continuer à participer à différents chantiers.

Nous avons besoin de trouver d’autres énergies, d’autres personnes qui s’intéressent à leur profession dans son ensemble. L’ATAA et le SNAC sont des outils à la disposition de tous, aujourd’hui puissants et qui le seront d’autant plus que l’on s’en servira. La logique, qui nous semble évidente, étant qu’en défendant son métier, on se défend aussi soi et son avenir. On défend aussi les autres, en bonus. Et en plus, on sort de chez soi. Et, tenez-vous bien, on voit des gens !

Netflix et la plateforme Hermes

communiqué officiel

L’ATAA se réjouit que Netflix reconnaisse l’importance de traductions qui ne trahissent pas les œuvres originales en rappelant dans son communiqué que le travail des professionnels de l’adaptation audiovisuelle « touche des millions de gens dans leur vie quotidienne ».

À ce titre, l’ATAA insiste sur le fait que l’adaptation audiovisuelle est un travail d’auteur qui demande des années d’études et un solide savoir-faire, et qu’être un professionnel de la traduction n’exclut pas d’être fan de séries, bien au contraire ! Par contre, parler couramment une ou plusieurs langue(s) étrangère(s), ou même être réellement bilingue, ne suffit pas à faire un bon traducteur-adaptateur.

Le communiqué publié par Netflix précise que le test s’adresse aux professionnels du secteur, dans un but de rétablir le lien direct entre le diffuseur des œuvres (Netflix) et les auteurs d’adaptations audiovisuelles. Le test Hermes a donc été conçu avant tout pour constituer une base de données de professionnels sans passer par le filtre habituel des prestataires techniques (laboratoires de post-production).

Il existe toutes sortes de ces prestataires, en France et à l’international, avec des exigences et des tarifs très disparates. L’ATAA milite depuis plus de dix ans contre ceux qui, en imposant des tarifs trop bas et des délais trop courts à des traducteurs souvent inexpérimentés, produisent des sous-titres de niveau non professionnel, bien loin de la qualité à laquelle les spectateurs français sont habitués.

Nous espérons que cette démarche de Netflix permettra d’améliorer la situation. Mais cela suppose bien sûr de donner aux auteurs de sous-titrage les moyens de travailler dans de bonnes conditions et de continuer à vivre de leur métier. Dans le cas contraire, si la chute des tarifs et le raccourcissement des délais se poursuivent, et si les médias français continuent de laisser croire que n’importe qui peut s’improviser traducteur, la qualité continuera de s’effondrer. C’est pourquoi l’ATAA restera vigilante quant aux suites de cette campagne et à ce que Netflix proposera aux adaptateurs recrutés. Nous regrettons d’ailleurs que la plateforme envisage de laisser à un algorithme le soin de choisir ses auteurs, comme si une adaptation audiovisuelle était purement quantifiable et non un travail de création.

L’ATAA reste cependant confiante dans la volonté de Netflix de fournir à ses spectateurs des sous-titrages de qualité. En effet, Chris Fetner, directeur des partenaires multimédias chez Netflix, a récemment rencontré AudioVisual Translators Europe (AVTE, qui regroupe à l’échelle européenne les associations nationales de traducteurs, dont l’ATAA). Monsieur Fetner a exprimé le souhait d’instaurer un dialogue continu avec les traducteurs audiovisuels en Europe, dialogue qui devrait se poursuivre lors de l’Assemblée Générale de l’AVTE, le 9 juin à Paris.

Créée en 2006, l’Association des traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel regroupe près de 300 professionnels du sous-titrage, du doublage et du voice-over. Elle a pour objectifs d’unir les traducteurs de l’audiovisuel en promouvant l’échange et le dialogue, de défendre leurs intérêts économiques, d’œuvrer à la reconnaissance de la profession et de rendre visible l’importance culturelle de la traduction audiovisuelle.

Prix ATAA Cinéma 2017

Retour sur un discours plein d’émotion

Hélène Geniez, lauréate du Prix de l’adaptation en sous-titrage, catégorie non anglophone, a en effet offert au public un très beau moment. Elle nous a autorisés à publier son texte, suivi de quelques mots de la société de production qui lui avait confié ce film.

Prix ATAA de la traduction de documentaires télévisés

En partenariat avec la SCAM

Le Prix ATAA de la traduction de documentaires télévisés en partenariat avec la SCAM est officiellement lancé !

candidatez !

Les candidatures sont ouvertes depuis le mercredi 1er mars et se clôtureront le mardi 21 mars.

Nous vous rappelons que peuvent concourir les œuvres documentaires diffusées pour la première fois sur une chaîne de télévision francophone en 2016. D’une durée d’au moins 20 minutes, ces œuvres doivent comporter au moins 70 % de passages traduits en français et doivent, bien entendu, avoir été déclarées à la SCAM.

Le formulaire de candidature en ligne se trouve sur le site du Prix : http://www.prix-ataa.fr/candidature/

Une fois les champs du formulaire en ligne renseignés, vous pourrez nous faire parvenir les fichiers demandés, c’est-à-dire la vidéo en version originale, la vidéo en version française, le script original et la transcription de votre traduction, exclusivement via WeTransfer à notre adresse : prix-documentaire@ataa.fr

Si vous rencontrez des difficultés pour nous envoyer vos fichiers, contactez-nous, toujours à la même adresse : prix-documentaire@ataa.fr

Vous pouvez retrouver toutes les informations concernant ce prix sur notre site : http://www.prix-ataa.fr/prix-de-la-traduction-de-documentaires/

Portez-vous candidat au CA de la SCAM !

Christophe Ramage, trésorier et représentant des traducteurs à la SCAM, attire votre attention sur la prochaine élection pour siéger au conseil d’administration de la SCAM. Date butoir pour les candidatures : le 5 avril 2017. Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter à info[at]ataa.fr. Nous transmettrons vos questions à Christophe.

« 2017, année électorale s’il en est ! De gros chantiers en cours, un rôle de représentation de la collectivité, des réunions au plus haut sommet… Non, je ne parle pas de la présidentielle, mais des élections à la Scam ! Ce qui, pour nous traducteurs, est au moins aussi important.

Le poste de conseiller d’administration que j’ai occupé avec autant d’intérêt que de plaisir pendant 4 ans va se libérer fin mai, mais les candidats intéressés pour prendre la suite doivent déposer leur dossier de candidature avant le 5 avril. Donc l’heure est à la réflexion !

À raison d’une réunion du Conseil par mois et d’une réunion de la Commission culture tous les deux mois (relâche en juillet et août), vous aurez l’occasion de participer activement à la vie quotidienne de notre société d’auteurs, de découvrir son fonctionnement interne et ses actions à l’extérieur, de voter les budgets, les nouvelles adhésions, les promotions de grade, de choisir les festivals et organisations bénéficiaires du financement accordé par la Scam au titre de l’action culturelle, de participer à des festivals… Bref, vous n’allez pas vous ennuyer ! Et ces activités permettent de côtoyer nos consœurs et confrères documentaristes, journalistes, photographes, auteurs de radio et de l’écrit, et de leur faire découvrir notre métier.

C’est dire qu’il est essentiel que nous continuions d’occuper ce siège au sein de l’instance dirigeante de la Scam. Dans le cas contraire, nous le perdrons, ce qui réduirait à néant le travail accompli depuis des années par Jean Bertrand, Carole Remy et, désormais, Valérie Julia. Et si vous trouvez la perspective de siéger au CA intimidante, si vous pensez que vous n’y arriverez pas, que vous ne trouverez pas le temps de le faire, que vous n’avez pas les épaules assez larges… dites-vous que je me suis tenu le même discours ;-)

Christophe Ramage »