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Impact professionnel du Covid-19, bilan provisoire

Le 21 mars dernier, quatre jours après le début du confinement en France et sept jours après la fermeture des écoles, nous avons lancé un questionnaire afin de commencer à mesurer l'impact de la crise du Covid-19 sur nos métiers et nos vies. Il a été clos hier soir, 1er avril. Voici une synthèse des données recueillies.

En premier lieu, l’ATAA remercie les 283 auteurs, qu’ils soient membres ou non de notre association, qui ont pris la peine de répondre à ce sondage. Il est certes encore imparfait et parcellaire, et il faudra évidemment le compléter par un questionnaire plus précis pour évaluer l’ampleur de nos pertes. Mais il va nous permettre de transmettre des chiffres concrets aux pouvoirs publics et à nos sociétés d’auteurs, ainsi qu'à nos clients directs ou indirects qui n’ont sans doute pas en tête toute la difficulté de notre situation, et c’est extrêmement précieux.

Le Covid-19 et les traducteurs

À l'annonce de la fermeture des établissements scolaires à partir du lundi 16 mars, l'ATAA envoie un message à tous les commanditaires, distributeurs, diffuseurs et laboratoires de post-production.
Pour surmonter les difficultés qui s'annoncent, toute la chaîne doit rester solidaire.

Madame, Monsieur,

La fermeture des établissements scolaires dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 a des conséquences sur les capacités de travail des parents de jeunes enfants. L’ATAA sait combien les entreprises ont là des problèmes complexes à gérer avec leurs salarié.e.s et elle tient à vous exprimer sa sollicitude dans cette crise.

Nous souhaitons également attirer votre attention sur le fait que les traducteurs adaptateurs, en majorité des femmes, seront également affectés par ces mesures exceptionnelles et que le travail à la maison ne simplifie pas toujours la vie professionnelle. Il nous a paru nécessaire de vous contacter aujourd’hui au nom de l’ensemble de nos adhérentes et de nos adhérents pour vous demander de prendre en compte le caractère exceptionnel et provisoire que cette situation impose et de faire preuve, dans la mesure de vos possibilités, de compréhension quant aux délais des travaux en cours.

Très cordialement,

Isabelle Miller, présidente de l’ATAA

Ne bradez pas les retraites des auteurs

Communiqué commun

Alors que la Commission spéciale de l’Assemblée nationale sur les retraites a clos hier ses travaux sans pouvoir aboutir à l’adoption du texte de loi, les organisations d’auteurs signataires sonnent l’alarme face au danger important qui pèse sur les retraites des auteurs.

Sans modifications majeures et urgentes, son adoption aboutirait pour les auteurs à un régime injuste et inégalitaire.
Injuste et inégalitaire car l’absence de prise en charge des cotisations patronales par l’Etat au-delà de 1 PASS aura une conséquence grave : chaque euro cotisé par un auteur, au-dessus de ce plafond, générera moitié moins de droits que pour un salarié.
Injuste car la disparition programmée et planifiée de l’IRCEC, qui gère plusieurs régimes de retraite complémentaires d’auteurs, pourrait les priver d’une structure efficace qui leur soit dédiée et condamner la possibilité même de constituer un étage professionnel créateur de nouveaux droits, en particulier pour les auteurs nés après 1975.
Injuste aussi car il ne prévoit pas la possibilité que les cotisations salariales puissent être prises en charge par des tiers alors que des mécanismes allant dans le sens de ce progrès social ont pu être mis en place ces dernières années au profit des auteurs.
Injuste enfin car il ne permet pas de tenir compte de l’irrégularité et de la spécificité de leurs revenus et ne prévoit pas la possibilité d’obtenir des re-liquidations régulières des pensions.

Alors que le ministre de la Culture, Franck Riester, doit annoncer prochainement des mesures en faveur des auteurs, l’inflexibilité du gouvernement sur leur retraite serait incompréhensible et dommageable.

Les organisations signataires demandent donc au Président de la République et au Gouvernement de ne pas s’enfermer dans une voie, dont beaucoup de députés dans les débats en commission, au-delà de leurs orientations partisanes, ont déjà compris qu’elle serait dramatique pour les auteurs.

Elles veulent croire qu’une réforme mieux-disante, positive et solidaire, est encore possible.

Contacts presse :

L’ADDOC : Lila Fourchard – courrier@addoc.net
L’AGRAF : Sandra Franrenet – sandra.agraf@gmail.com
L’ATAA : info@ataa.fr
L’ARP : Lucie Girre - lgirre@larp.fr
Chorégraphes Associé.e.s : Julie Trouverie – julietrouverie@gmail.com
GARRD : Elizabeth Drevillon – drevillonelizabethguilde@gmail.com
GAM : Suzanne Combo – suzanne.combo@lagam.org
EAT : Lucile Thomas – communication.eat@gmail.com
La Sofia : Nathalie Naquin - nnaquin@la-sofia.org
Le Groupe 25 images : Dominique Attal - gr25images@orange.fr
SACD : Agnès Mazet – agnes.mazet@sacd.fr
SACEM : Mathilde Gaschet – mathilde.gaschet@sacem.fr
SCA: Pierre Chosson et Cécile Vargaftig - contact@scenaristesdecinemaassocies.fr
SCAM : Cristina Campodonico – cristina.campodonico@scam.fr
SGDL : Sophie Schemoul – communication@sgdl.org
SNAC : Emmanuel de Rengervé – contact@snac.fr
SRF: Julie Lethiphu - contact@la-srf.fr
UCMF : Katy Borie – katyborie@gmail.com
UNAC : Olivier Delevingne - president@unac.info
UPAD : upad.doublage.vb@gmail.com

Le Big d'ATAA, c'est parti !

Longtemps attendue, la base de données ou catalogue des œuvres des membres de l'Ataa est enfin une réalité.
Principe, usage et utilité en quelques mots.

Le principe est simple : tous les membres de l'Ataa peuvent désormais enregistrer leurs traductions/adaptations sur le site de l'association. Pour une même œuvre, il est possible d'indiquer à la fois les auteurs du doublage et du sous-titrage, mais aussi les différentes versions traduites pour une même œuvre. En cas de diffusion sur de multiples supports et de retraduction, on pourra ainsi distinguer les auteurs du sous-titrage destiné par exemple au cinéma, et du sous-titrage destiné au DVD.

A la télévision ou sur les plateformes, parfois même au cinéma, il arrive que le générique défile trop vite pour qu'on puisse lire le nom de l'auteur d'un doublage, d'un sous-titrage ou d'une voice over. Désormais, grâce au "Big d'Ataa" (merci à Hélène Geniez pour ce joli jeu de mot), il sera possible de trouver l'auteur d'une traduction audiovisuelle.

Cette base de données est aussi un formidable outil. Pédagogique d'abord, parce qu'il nous lie à nos œuvres et montre clairement et (bientôt) massivement que nous participons au processus créatif. Au niveau individuel, c'est un véritable CV en ligne accessible à tous nos clients. Il pourra aussi être utile aux chercheurs, aux universitaires et aux journalistes désireux de s'entretenir avec les traducteurs de telle ou telle œuvre. De même, grâce à cette base de données, les diffuseurs pourront vérifier qu'il n'existe pas déjà une traduction de l'œuvre dont ils ont acquis les droits. Enfin, notre base est un atout pour nous installer durablement dans le radar des institutions européennes, et notamment du programme MEDIA, car elle correspond exactement à sa grande mission : faciliter la circulation des œuvres !


Consulter la base de données

Amazon Prime Video

Comme un air connu

Souvenez-vous : fin novembre 2018, Amazon Prime Video lançait une série comique franco-allemande, Deutsch-les-Landes, reposant pour beaucoup sur le ressort de l’incompréhension entre personnages francophones et germanophones. Problème : l’œuvre était proposée uniquement dans une version doublée intégrale qui rendait complètement inopérants les gags linguistiques. De nombreux médias avaient souligné l’absurdité de ce choix qui compromettait sérieusement l’intérêt de la série (voir par exemple l’article de Léo Moser, « Deutsch-les-Landes : Pourquoi la série française d'Amazon est un naufrage complet » sur le site des Inrockuptibles).

Filmmakers and translators unite!

Subtitling plays a crucial role in a film's international career. In recent years, the number of viewers watching subtitled films and series has increased tremendously with the development of streaming platforms. Yet the quality of subtitles seems to be increasingly overlooked. And, these days, everyone thinks they can write subtitles.

In 1976, the great screenwriter Ernest Lehmann told budding filmmakers at the American Film Institute: “Almost about everyone unconsciously feels he knows as much about writing as a writer. It would be unthinkable for a writer to tell a director how to direct or a producer how to produce or an actor how to act or a cinematographer how to light a scene. But it is not at all unthinkable for anyone to tell a writer how to write.”

Change “writer” and “write” to “translator” and “subtitle”, and the statement perfectly describes the situation of film/audiovisual translators and subtitling practices today. Indeed, everyone thinks they can write subtitles. They also think it doesn’t take too much time, that it’s cheap and should be ever cheaper, that anyone who has access to subtitling software can do it, and that translators are mere “service-providers”.

That is why we wish to make filmmakers around the world aware of the importance of having their films subtitled by professional translators who master languages and, above all, film language. We know that a film is the result of a long creative, financial and technical process. Because of this, we know that we have to be very careful about how our subtitles will look on the screen, big or small, that they should read well and fit into the picture and rhythm of the movie. In other words, professional translators know what they’re doing.

We are pleased that other people in the film industry acknowledge this. For example, Bruce Goldstein, founder of Rialto Pictures, a US distributor, went so far as to make an excellent short documentary, whose title – The Art of Subtitling – says it all. In it, he states: “Movie translations, those titles at the bottom of the screen, are rarely noticed. Unless they’re bad. And that’s how it should be. Good subtitles are designed to be inconspicuous. Almost invisible.”

We also believe that subtitles should be inconspicuous because they are part of film language, as long as they don’t interfere with it.

Outside its own linguistic area, a film doesn’t mean much to a foreign audience if it is not translated. But it must be subtitled in a way that allows foreign viewers to enjoy it as much as the audience who understands its original language(s). When they fail to do so, subtitles are noticed when they shouldn’t be, disrupting the viewers’ perception of the image, dialogue and sound.

A recent example – and an unfortunate one, given the film’s worldwide exposure – is provided by Alfonso Cuarón’s Roma in its English- and French-subtitled versions (and presumably in other languages). The Oscars for Best Foreign-Language and Best Cinematography (along with Best Directing) were awarded on the basis of the English-subtitled version. Not only does this version fall far below professional subtitling standards (see this article), but it doesn’t do justice to the stunning cinematography created by its director/DoP. And, from what we know so far, subtitled versions in other languages were translated from the English version, not from the original Spanish and Mixtec heard on the soundtrack.

Roma may currently be the best-known example of such a sorry state of affairs. But there have been numerous other examples in the past and, as professional translators, we feel that it should not happen again. Moreover, in the case of Roma, it shows that when filmmakers decide to become involved in the subtitling of their films, they need to be properly advised by professional subtitlers.

When colour grading or sound mixing is done on a film, its filmmaker certainly has a say in what result he or she wishes to achieve. But they work in close cooperation with professional colour graders and sound mixers who will guide them towards their goal. The same goes for subtitling, which is also part of film language.

Professional translators who master the “art of subtitling” have a feeling not just for the right translation, but for the right placement, shape and content of a subtitle. We do our creative best to write subtitles which blend into the fabric of a film. We are not “service-providers” – we serve only the films, their creators and the audience.

Filmmakers of the world, we stand with you and do our best to make your films and series accessible to audiences who speak languages other than those used in your works. We are now calling on you to stand with us so that we can continue to perform the creative task of translating your films.

Association des Traducteurs Adaptateurs de l’Audiovisuel (ATAA)

Audiovisual Translators Europe (AVTE)

Cinéastes et traducteurs ensemble

Le sous-titrage joue un rôle capital dans la carrière internationale d’un film. Ces dernières années, le nombre de spectateurs qui regardent des séries et des films en version sous-titrée a considérablement augmenté avec le développement des plateformes de streaming. Pourtant, la qualité des sous-titres paraît de plus en plus négligée. Et aujourd’hui, tout le monde croit savoir écrire des sous-titres.

En 1976, le grand scénariste américain Ernest Lehmann s’adressait ainsi à de futurs cinéastes à l’American Film Institute : « Inconsciemment, tout le monde ou presque croit savoir écrire un scénario aussi bien qu’un scénariste. Il serait impensable qu’un scénariste dise à un réalisateur comment réaliser, à un producteur comment produire, à un acteur comment jouer, ou à un chef opérateur comment éclairer une scène. Pourtant, il n’est pas impensable que le premier venu dise à un scénariste comment écrire un scénario. »

Il suffit de remplacer « scénariste » et « écrire » par « traducteur » et « sous-titrer » pour que ces mots décrivent à la perfection la situation des traducteurs audiovisuels et les pratiques de sous-titrage aujourd’hui. Car, en effet, tout le monde croit savoir écrire des sous-titres. Tout le monde croit aussi que cela se fait en un rien de temps, que cela ne coûte pas cher et devrait coûter encore moins cher, qu’il suffit d’avoir un logiciel de sous-titrage sous la main pour sous-titrer et que les traducteurs ne sont ni plus ni moins que des « prestataires de service. »

C’est pourquoi nous souhaitons alerter les cinéastes du monde entier sur l’importance de faire sous-titrer leurs films par des traducteurs professionnels qui maîtrisent non seulement les langues, mais surtout le langage du cinéma. Nous savons qu’un film est le fruit d’un long processus créatif, financier et technique. Par conséquent, nous savons qu’il est de notre devoir d’apporter le plus grand soin au fond et à la forme de nos sous-titres sur l’écran, grand ou petit, et que ceux-ci doivent bien se lire et se fondre dans l’image et le rythme du film. Autrement dit, les traducteurs professionnels savent ce qu’ils font.

Nous sommes heureux de voir que, dans le secteur du cinéma, d’autres que nous en ont conscience. Par exemple, Bruce Goldstein, fondateur la société de distribution américaine Rialto Pictures, a pris la peine de réaliser un excellent documentaire dont le titre résume tout : The Art of Subtitling, l’art du sous-titrage. « Les dialogues traduits d’un film, ces titres qui apparaissent au bas de l’image, se remarquent rarement. Sauf s’ils sont ratés. Et c’est bien normal. Un bon sous-titre est fait pour ne pas être remarqué. Pour être presque invisible », explique-t-il.

Nous pensons également que les sous-titres ne doivent pas se remarquer car ils font partie du langage du cinéma, tant qu’ils ne le brouillent pas.

Hors de sa zone linguistique d’origine, un film ne veut pas dire grand-chose pour des spectateurs étrangers s’il n’est pas traduit. Mais il doit être sous-titré de manière à ce que ces spectateurs l’apprécient autant que ceux qui en comprennent la ou les langues originales. Sinon, au lieu d’être invisibles, les sous-titres se remarquent et brouillent la perception de l’image, des dialogues et du son par les spectateurs.

Roma, d’Alfonso Cuarón, en offre un exemple récent, et malheureux, dans ses versions sous-titrées en anglais et en français (et probablement dans d’autres langues). Le film a été récompensé par les Oscars du meilleur film étranger et de la meilleure image (en plus de celui du meilleur réalisateur) sur la foi de la version sous-titrée en anglais. Mais cette version est loin de répondre aux usages professionnels (voir cet article) et ne rend pas justice aux images magnifiques qu’a créées son réalisateur/chef opérateur. En outre, d’après ce que nous savons actuellement, les versions sous-titrées dans d’autres langues l’ont été à partir des sous-titres anglais et non de l’espagnol et du mixtèque, langues originales du film.

Roma est actuellement l’exemple le plus connu d’une situation aussi déplorable. Mais il y en a eu bien d’autres dans le passé. Pour nous, traducteurs audiovisuels professionnels, pareille situation ne doit plus se reproduire. Le cas de Roma montre aussi que, lorsque les cinéastes choisissent de participer au sous-titrage de leurs films, ils doivent prendre conseil auprès de sous-titreurs professionnels.

Quand un film est étalonné ou mixé, son réalisateur ou sa réalisatrice a évidemment son mot à dire quant au résultat qu’il ou elle souhaite obtenir. Mais les cinéastes travaillent étroitement avec des étalonneurs et des mixeurs professionnels qui savent les guider pour obtenir ce qu’ils désirent. Il en va de même du sous-titrage, qui appartient au langage du cinéma.

Les traducteurs professionnels qui maîtrisent « l‘art du sous-titrage » savent trouver la bonne traduction. Ils savent aussi comment donner au sous-titre une forme et un contenu corrects et le placer au bon endroit. Nous effectuons un travail créatif pour écrire des sous-titres qui se fondent aussi bien que possible dans la trame du film. Nous ne sommes pas des « prestataires de service ». Nous sommes au service des films, de leurs créateurs et du public.

Cinéastes du monde entier, nous sommes à vos côtés et faisons de notre mieux pour que vos films soient compris par des spectateurs qui parlent d’autres langues que celles de vos œuvres. Aujourd’hui, nous vous appelons à nous soutenir afin que nous puissions continuer à réaliser ce travail créatif qu’est la traduction de vos films.


Association des Traducteurs Adaptateurs de l’Audiovisuel (ATAA)

Audiovisual Translators Europe (AVTE)

Interview Véronique Depondt

Céramiste des Trophées ATAA

Depuis 2018, vous concevez et réalisez les trophées ATAA. Pouvez-vous nous dire ce que représentent ces œuvres en céramique ?

Pour concevoir les trophées ATAA, j’ai pensé à un objet qui serait à la fois beau pour lui-même et chargé de sens. Un objet vertical comme un menhir, une stèle ou un bloc de pierre taillée, pour conserver la fonction première de trophée. Je suis aussi partie de l’idée d’une pierre gravée, en référence aux premières écritures. Les mots gravés sur ces céramiques proviennent du grec ancien et du chinois. Ces derniers ont été choisis pour leur belle graphie, tandis que les mots sélectionnés traduisent les valeurs défendues par l’association. Personnellement, j’y adhère complètement. C’est comme une évidence.

The English subtitles for ROMA

Whatever happened to "quality control"?

This coming Sunday, Alfonso Cuarón's movie Roma may well make history at the Academy Awards in Hollywood. With its ten nominations, it is poised to become the first-ever movie in a language other than English to take the Best Picture award. There is no denying that it is a magnificent movie, beautifully directed and with a touching central performance from Mexican actress Yalitza Aparicio. This is also the first time that the streaming giant Netflix has found itself in the Oscars spotlight to this extent, even though it merely picked up distribution rights to the film and played no active role in its production.

ROMA French subtitles

Or how to ruin a masterpiece, by Netflix

There is no need to introduce Roma, its director, Alfonso Cuarón, or the company that bought the movie's world distribution rights, Netflix.

After being alerted by French viewers to the appalling quality of the French subtitles - fittingly at a time when discontent with Netflix translations is on the rise on social media - the ATAA (the French Association of Audio-visual Translators) decided to take a look. What we discovered is both shocking and baffling. The disaster is of such a scope that we are obliged to distinguish between content and form: firstly, a list of violations of subtitling conventions and industry practice, then an inventory of translation and adaptation errors, if indeed a word like “translation” still has any meaning in this particular case.

Le sous-titrage français de ROMA

Ou comment abîmer un chef-d’œuvre, par Netflix

On ne présente plus Roma, ni son réalisateur, Alfonso Cuarón, ni la société qui a acheté le film et le diffuse, Netflix.

Alertée par des spectateurs sur la qualité désastreuse des sous-titres français, alors que les réseaux sociaux commencent à bruisser d’un vent de mécontentement envers les traductions Netflix, l’ATAA a voulu vérifier par elle-même ce qu’il en était. Ce que nous avons découvert est aussi choquant que révélateur. Le désastre est d’une telle ampleur que nous sommes obligés de procéder par listes, d’abord des problèmes formels, puis de traduction et d’adaptation, si toutefois ces deux mots ont encore leur place ici.

Éduquons !

De l'importance de valoriser nos métiers auprès du grand public.

La grande communauté des traducteurs de l'audiovisuel est multiple, et c'est ça qui la rend belle. Chacun(e) a son parcours, son style, son identité... Il y a celles et ceux qui, très tôt, ont su que l'adaptation en audiovisuel était leur voie et ont suivi les études universitaires ad hoc ; et puis il y a les autres. Ceux qui sont arrivés là, non pas par hasard, mais par des chemins détournés. Ces dinosaures qui sont passés sur les bancs de la fac avant que les Masters spécialisés dans la discipline ne voient le jour et qui ont pris l'option, diplôme classique de langue en poche, d'aller courir le monde en collectionnant les rencontres, les expériences et les repas frugaux... Ce fut mon cas, et mon petit doigt me dit que je ne suis pas seule !

Anglo- et cinéphile, je suis arrivée au métier par la porte des festivals. D'un festival en particulier, celui du cinéma britannique de Dinard, où j'ai débuté par un concours de circonstances en 2005 comme "stagiaire en charge du catalogue bilingue". Mission si hautement estimée qu'elle était confiée chaque année, à l'époque, au premier étudiant qui pouvait se targuer d'avoir survécu à son voyage scolaire dans le Kent en classe de cinquième.

Bref. Ça, c'était avant. On va dire que la direction du festival était, à l'époque, plus experte en cinéma qu'en britannique... Chacun sa spécialité. Au fil des années (puisque j'y œuvre toujours, aujourd'hui à la programmation, 4 mois sur 12), je suis fière d'avoir contribué à concilier les deux au sein de ce beau festival et à développer, en parallèle, une activité indépendante de sous-titrage de l'anglais vers le français.