Blog

L’Œil d’or – Le Prix du Documentaire

Communiqué officiel de la Scam

Gianfranco Rosi, président du jury de L’Oeil d’or – Le Prix du documentaire à Cannes

De plus en plus présent sur le grand écran, de plus en plus reconnu par la critique, de plus en plus aimé du public, de plus en plus visible dans les festivals, le regard singulier du documentaire sur le monde mérite une reconnaissance au sein même du Festival de Cannes.

L’Œil d’or, Le Prix du Documentaire, a été créé en 2015 à l’initiative de la Scam et de Julie Bertuccelli, avec la complicité active du Festival de Cannes et de son délégué général Thierry Frémaux, et en partenariat avec l’Ina; il récompense un documentaire présenté dans les sélections cannoises (Sélection officielle, Un Certain Regard, Cannes Classics, Séances spéciales et hors compétition, Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique).

Le jury international de cette deuxième édition est présidé par Gianfranco Rosi, auteur réalisateur italien, Ours d’or à la Berlinale 2016. Il est entouré d’Anne Aghion, auteure réalisatrice franco‐américaine, Natacha Régnier, comédienne belge, Thierry Garrel, conseiller artistique français, et Amir Labaki, critique et directeur de festival brésilien.

Le jury remettra L’Œil d’or à l’auteur du film primé, le samedi 21 mai à 12 heures au Palais des festivals. Ce prix est doté de 5.000 €.

‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐


Portraits de traducteurs : Virginie Bagot-Day

Pour mettre en lumière nos métiers de l’ombre, nous inaugurons aujourd’hui un nouveau rendez-vous sur le blog : les portraits de traducteurs, membres de l’Ataa. La première à s’être prêtée à l’exercice est Virginie Bagot-Day, qu’elle en soit remerciée !

Nom : Bagot-Day
Prénom : Virginie
En exercice depuis : 1994

Ton parcours

J’ai débuté dans le sous-titrage en passant par la case repérage-simulation dans un gros labo. J’y suis restée 3 ans pour ensuite me lancer.

Ton premier bébé traductologique

Je crois que ma première adaptation était un mini documentaire sur Sharon Stone, j’étais fière, c’était pour Canal +. Ensuite, ma première série en solo, c’est Nip/Tuck. Lui, c’est vraiment mon bébé.

Une prise de tête mémorable

J’étais encore salariée, simulatrice. Un gros distributeur avait confié le sous-titrage d’un film, « une petite comédie » à une jeune traductrice. Nous avions fait la simu, tout le monde semblait satisfait. Et puis la « petite comédie » a fait un carton aux USA. Panique du distributeur : il demande à des traducteurs « chevronnés » de revoir les sous-titres de la traductrice et nous nous retrouvons tous dans mon bureau pour une deuxième simulation. Un cauchemar. J’ai fini en larmes, les traducteurs « chevronnés » cassaient sans cesse la jeune et moi au milieu, c’était terrible.

Un regret

J’ai commencé jeune, 22 ans, et je n’ai jamais su me vendre.

Une fierté

Les sous-titres d’un film à Cannes l’année où j’ai décidé de me lancer.

Une envie traductologique

Plus de films, je fais plutôt dans les séries. J’adore l’univers des ados, j’en ai deux à la maison ! Avec Journal d’une ado hors norme, je me régale, en collaboration avec Marie Legal-Manaï.

Une rencontre

Des rencontres, je dirais. Des instants magiques où l’on partage avec d’autres la joie de jouer avec les mots. Une journée de travail avec Ian Burley et Jean-Hughes Anglade.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

A 15 ans, j’allais voir tous les films que le cinéma de ma petite ville de province passait. Et j’adorais les langues. J’ai très vite eu envie de concilier le cinéma avec les langues. Et puis j’adore écrire, lire… je suis un rat de bibliothèque !

Ton regard sur la profession et son évolution

L’âge d’or est passé. Il y a 20 ans, il y avait un respect de notre travail. Aujourd’hui, on nous considère plus comme des robots, je pense.

Ton regard sur la « consommation » d’œuvres audiovisuelles

On consomme beaucoup d’images mais peu de gens font réellement attention à ceux qui travaillent dans l’ombre.

Un coup de gueule

La baisse des tarifs, la suppression des simulations dans les labos, les droits d’auteur qu’on ne touche pas toujours.

C’est quoi un bon sous-titrage / doublage / voice over ?

On a tous une vision différente des choses ; d’où l’importance des simulations ou du travail en équipe sur une série. Ce qu’il faut, c’est s’imprégner le plus possible de l’univers que l’on doit adapter, lâcher prise, être sérieux mais ne pas se prendre au sérieux. Ne pas hésiter à demander conseil à des pros pour le jargon. La clé, je pense, c’est de jubiler en travaillant. J’aime ce moment magique où l’on se dit : « Oui, c’est ça, bingo ! ». Et comme c’est toujours mieux de partager la joie que de la garder rien que pour soi, je le répète : la simu est très importante.

Pourquoi l’ATAA ?

Pour faire connaître notre métier, pour nous rassembler, même s’il y a beaucoup de jalousie entre nous.

Un dernier mot

Keep calm and translate.

Si vous aussi vous souhaitez publier votre portrait, vous exprimer pour une fois avec vos mots à vous, dans votre style à vous, pour partager votre expérience, rien de plus facile : prenez votre plus belle plume pour répondre à ce questionnaire, joignez-y si vous le pouvez illustrations et visuels et envoyez le tout à blog |at| ataa.fr !

Rencontre avec ARTE, une première !

Grâce à la bienveillance de Mme Durupty, vice-présidente du conseil de gérance d’Arte, l’Ataa a pu récemment rencontrer la directrice déléguée à la direction des programmes et de la production ainsi que le directeur de la gestion et de la coordination d’Arte France.

Le Pavé dans la Toile – Les écrivains de l’écran

Le 5 février dernier, l’ATAA a rencontré César Monteyrol, journaliste/reporter chez Séance Radio, une web radio dédiée exclusivement au cinéma. Le Pavé dans la Toile est une émission qui donne la parole à ceux qui œuvrent bien souvent dans l’ombre, et cette fois-ci, pour « Les écrivains de l’écran », le micro a été tendu à trois représentants de l’ATAA : Juliette De La Cruz, Anthony Panetto et Sylvestre Meininger.

Merci encore à lui d’avoir eu l’initiative de nous contacter spontanément !

Le « film le plus mal doublé de l’Histoire »

Communiqué officiel

LE « FILM LE PLUS MAL DOUBLÉ DE L’HISTOIRE » :

COMMUNIQUÉ OFFICIEL DE L’ASSOCIATION DES TRADUCTEURS ET
ADAPTATEURS DE L’AUDIOVISUEL

Paris,  le  14  janvier  2016  — L’Association  des  Traducteurs  et  Adaptateurs  de  l’Audiovisuel (ATAA), a découvert avec consternation « le film le plus mal doublé de l’Histoire », présenté aujourd’hui par Patrick Cohen dans la matinale de France Inter, en écho à un billet publié hier sur le site des Inrocks.

Zviaguintsev, en français dans le texte

Pour la sortie du coffret 4 films d’Andreï Zviaguintsev (Le Retour, Le Bannissement, Elena et Leviathan), le distributeur Pyramide Vidéo a demandé à Joël Chapron, adaptateur en sous-titrage de ces films (et lauréat du Prix de l’adaptation en sous-titrage 2013-2014 de l’ATAA pour son travail sur The Major (Zootrope Films), long métrage russe), de rédiger un texte sur son processus créatif et les problématiques rencontrées. Vous pourrez le retrouver dans le livret de l’édition DVD du coffret, disponible dès le 01/12/2015.

Lettre ouverte des auteurs européens du livre aux autorités européennes

Inquiets des projets actuels de réforme du droit d’auteur en Europe, des auteurs européens de livres ont rédigé une lettre ouverte aux instances européennes pour les appeler à préserver le droit d’auteur, garant de la liberté des créateurs et de la vitalité de la littérature européenne. Tous les écrivains, essayistes, nouvellistes, poètes, auteurs jeunesse, traducteurs, auteurs de BD de tous les pays d’Europe sont invités à signer la lettre ouverte en ligne, dont voici le texte intégral :

Entretien avec Jean Noh, adaptatrice coréenne

Entretien avec Jean Noh, adaptatrice coréenne et ancienne membre de la Korean Film Commission, par la revue Tan’gun (revue des Trois Corées).

Remerciements à François-Xavier Durandy pour la traduction depuis l’anglais.

« Quand les réalisateurs se mettent à travailler avec moi, notre collaboration peut devenir très fructueuse. »

Lettre ouverte à la Commission européenne

sur l’initiative pour le « crowdsourcing » (externalisation ouverte) du sous-titrage

Le site de traducteurs de l’audiovisuel germanophones Untertitel-Forum a rédigé un texte envoyé la semaine dernière aux responsables de l’UE, à 93 eurodéputés allemands (tous sauf les trois du NPD, nationaliste, et de l’AfD, souverainiste), aux professionnels du cinéma allemands ainsi qu’aux deux associations professionnelles BDÜ et VdÜ.

En voici la traduction française, réalisée par François-Xavier Durandy, que nous remercions pour sa contribution.

[NB : le délai de 4 à 10 jours indiqué par les traducteurs germanophones pour sous-titrer un film de fiction est une estimation extrêmement basse, le délai préconisé pour une adaptation professionnelle en France étant plutôt de 15 à 20 jours.]

La Commission européenne s’intéresse aux traducteurs de l’audiovisuel (et aux autres) !

Vous trouverez ici le lien vers le questionnaire lancé à l’initiative de la « DG Connect » à destination des traducteurs. Il fait partie d’une étude plus vaste sur la rémunération des auteurs en Europe. Malgré l’intense lobbying de l’AVTE (AudioVisual Translators Europe) pour que ce questionnaire corresponde à nos profils, vous verrez que les questions sont parfois mal formulées et ne permettent pas de répondre exactement comme nous le souhaiterions. Nous vous invitons tout de même à répondre au mieux. Si vous disposez de peu de temps, concentrez-vous sur les questions obligatoires, cela ne prend que quelques minutes. Et si vous butez sur une question, n’hésitez pas à contacter Estelle Renard par mail (estelle@ataa.fr), qui est secrétaire de l’AVTE et a suivi le dossier.

Les nombreux allers et retours (peu satisfaisants) avec l’institut Europe Economics qui a conçu ce questionnaire, ont pris énormément de temps. La date butoir a été repoussée spécialement pour nous au 21 juin.

Partout en Europe, le droit d’auteur est grignoté, souvent ignoré, parfois même contesté. Alors montrons que nous sommes là et répondons en masse à ce questionnaire !

https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/QuestionnaireforTranslators

Note 1 : le questionnaire est disponible en français, cliquez en haut à droite de la page.
Note 2 : les deux questions portant sur les « droits principaux » et les « droits subsidiaires » sont un peu obscures. Par pourcentage, il faut comprendre le pourcentage de vos revenus annuels. Les « droits principaux », c’est la prime à la commande, soit le montant de votre NDA. Les « droits subsidiaires », ce sont globalement les droits versés par la SACEM et la SCAM.

Salon du Livre 2015 : Sous-titrer Anna Karénine

À voir ou à revoir : au Salon du Livre 2015, sur le stand Place des Auteurs, la traductrice-adaptatrice Isabelle Audinot évoquait le travail de sous-titrage du film Anna Karénine réalisé par Joe Wright et sorti en 2012. Une rencontre animée par Valérie Julia.

Tous les extraits sur la chaîne YouTube de l’ATAA :

Un prix prestigieux pour Lenny Borger

Grand nom du sous-titrage vers l’anglais

C’est à Lenny Borger qu’est attribué cette année le Mel Novikoff Award au Festival international de cinéma de San Francisco. Ce prix est décerné par la San Francisco Film Society à un individu ou une institution dont le travail a contribué à faire connaître le cinéma mondial.