Portraits de traducteurs : Myriam Mounard-Tonarelli

Suite de notre série de portraits de traducteurs, membres de l’Ataa.
La parole est à Myriam Mounard-Tonarelli !

Nom : Mounard-Tonarelli
Prénom : Myriam
En exercice depuis : 2001

Ton parcours

Suite à une maîtrise de lettres modernes j’ai appris le métier sur le tas.

Ton premier bébé traductologique

Un Feux de l’amour, je crois.

Une prise de tête mémorable

Mes propositions de blagues ne faisaient pas rire la cliente et inversement.

Un regret

Aucun. Tout m’a servi, même mes erreurs.

Une fierté

Avoir pu transmettre des messages importants pour nous toutes et tous.

Une envie traductologique

Star Wars.

Une rencontre

Mon mari.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Je n’ai pas choisi ce métier. J’avais fait des études de lettres et de langues et on m’a proposé de le faire. Venue du monde des livres, je n’avais aucune idée de son existence. D’ailleurs, je ne l’ai jamais vraiment quitté, puisque je viens de publier mon premier roman, Requiem, que vous pouvez découvrir ici.

Ton regard sur la profession et son évolution

Préoccupé mais confiant. Beaucoup de personnes ne font rien pour la profession et laissent les autres agir à leur place. Mais peu d’entre nous résistent à la lucidité qu’offrent les années. La nécessité de s’engager finira par s’imposer.

Ton regard sur la « consommation » d’œuvres audiovisuelles

Se nourrir d’art est une bonne chose. Je dis bien d’art, et non de produits de l’industrie.
Un jour, je suis entrée chez une collègue de trente ans. Sur ses étagères, pas un livre, pas même un dictionnaire. A la place : des DVDs.
Nous devons être capables de conceptualiser notre pensée autrement que par des images et autrement que par des supports extérieurs. Les mots, qui ne dépendent d’aucun outil, sont le premier véhicule de la pensée, et donc de la raison, et donc du libre arbitre.

Un coup de gueule

Non. J’aborde les choses avec philosophie (dans mes bons jours).

C’est quoi un bon sous-titrage / doublage / voice over ?

Un bon sous-titrage / doublage / voice over c’est ce qui permet de réaliser le rêve de la Tour de Babel : édifier l’œuvre commune qui se joue de la barrière des langues et sert à nous réunir.

Pourquoi l’ATAA ?

Par défaut.

Un dernier mot

Je vous aime.

Si vous aussi vous souhaitez publier votre portrait, vous exprimer pour une fois avec vos mots à vous, dans votre style à vous, pour partager votre expérience, rien de plus facile : prenez votre plus belle plume pour répondre à ce questionnaire, joignez-y si vous le pouvez illustrations et visuels et envoyez le tout à blog |at| ataa.fr !

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